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La France, moins touchée par la crise que le reste du monde… mais moins optimiste

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L'étude Regus "Business Tracker" révèle que les sociétés françaises attendent les premiers signes de reprise économique en juillet 2010.

L'étude Regus* "Business Tracker" révèle que les sociétés françaises attendent les premiers signes de reprise économique en juillet 2010, ce qui est l'indice d'un optimisme mesuré en comparaison des résultats internationaux. En ce qui concerne les autres pays étudiés, les entreprises espagnoles sont les plus pessimistes avec un retour attendu à la croissance seulement en octobre 2010, alors que pour l'Inde, très optimiste, la reprise devrait s'opérer dès mars 2010. Ces prévisions, portées par les entreprises françaises, coïncident avec l'augmentation de leurs résultats à un rythme supérieur à la moyenne internationale: ainsi 51% des entreprises françaises ont vu leurs profits croître l'année dernière contre seulement 40% des entreprises à l'échelle mondiale. De la même manière, 58% des sociétés françaises ont connu une augmentation de leur chiffre d'affaires l'année dernière (contre 46% des entreprises dans le monde). Même parmi les entreprises qui ont connu une phase de décroissance, plus de 50% d'entre elles anticipent une augmentation de leurs résultats en 2010. L'étude Regus montre que, quel que soit le niveau de performance des sociétés interrogées, ces dernières anticipent exactement de la même manière le retour à la croissance économique – un constat qui confirme que l'avis global sur la conjoncture n'est pas influencé par la performance personnelle des entreprises interrogées. Qu'elles soient très performantes ou peu performantes, les entreprises attendent le rebond durant l'été 2010. Les résultats de cette étude indiquent également que les entreprises devront maintenir leurs stratégies de maîtrise des coûts jusqu'à l'année prochaine et organiser leurs investissements pour profiter du retour de la croissance en milieu d'année 2010. Quelle que soit leur taille, 54% des entreprises prévoient des résultats en hausse pour l'année prochaine. Les PME françaises (moins de 50 employés) se révèlent cependant plus optimistes que les grandes entreprises sur leurs résultats futurs. En tout, 61% des PME anticipent un accroissement de leur CA en 2010, contre seulement 40% des grandes entreprises. Ce chiffre confirme que les PME constituent le premier ressort de la reprise économique et souligne l'importance décisive des aides et des incitations gouvernementales à destination de ces petites structures. L'étude met également en valeur des différences significatives de préoccupations entre les PME et les grandes entreprises. Ces dernières s'attachent en priorité à la maîtrise de leurs coûts, la gestion de leurs infrastructures et la fidélisation de leurs équipes - ces préoccupations sont plus prégnantes pour cette cible que pour la moyenne des entreprises. De leur côté, les PME se révèlent plus soucieuses de maintenir leur niveau d'activité que d'effectuer des économies : elles sont d'abord concernées par leur marketing et la fidélisation de leurs clients. Olivier de Lavalette, directeur général Regus région Europe du Sud, souligne ceci: «Bien que les premiers signes de reprise économique mondiale soient visibles, les entreprises, notamment dans le domaine des services, demeurent très prudentes. L'anticipation plutôt optimiste des entreprises françaises doit être tempérée: elles resteront sous étroite surveillance pour l'année prochaine.» Il ajoute: «Les bonnes prédispositions des PME françaises pour affronter la sortie de crise impliquent cependant que le gouvernement soit particulièrement attentif au soutien qu'il leur apporte. Les PME représentent environ 50% de l'activité nationale et ignorer leurs réactions pourrait entraîner un retard significatif sur le redémarrage de l'économie».

*Étude réalisée auprès de 11 007 entreprises réparties dans 15 pays (dont 600 pour la France), issues de la base de contacts Regus et interrogées en août et septembre 2009.