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La RSE : redonner une image positive de l'entreprise

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La plateforme pour la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) lancée le 17 juin 2013, par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, rassemble des acteurs décidés à sensibiliser le monde entrepreneurial aux pratiques sociales et environnementales.

La RSE : redonner une image positive de l'entreprise

Replacer l'entreprise au centre des préoccupations sociales et environnementales. C'est le but affiché avec le lancement, le 17 juin 2013, de la plateforme pour la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault en compagnie de Nicole Bricq, ministre chargée du Commerce extérieur. À l'origine du projet, un constat. Avec la mondialisation et un capitalisme trop souvent tourné vers la seule rentabilité, il a fallu repenser l'éthique entrepreneuriale. " 16 organisations se sont mis autour de la table pour réfléchir au rôle de l'entreprise dans la société et aux conséquences des nouvelles normes sociétales et environnementales adoptées par plusieurs grandes institutions internationales (ONU, OCDE, UE) et qui affirment être compatibles avec la compétitivité ", explique Michel Doucin, Secrétaire permanent de la plateforme.

Et la RSE fut

Grâce à cette initiative, la plateforme naît, hébergée par le nouveau Commissariat général à la stratégie et à la prospective, dirigée par Jean-Pisani Ferry. Une cinquantaine d'acteurs rejoignent de manière volontaire ce dispositif dans le but " d'étendre la démarche RSE aux entreprises, petites et moyenne ", affirme ce dernier. Car plus de la moitié des sociétés de 50 salariés ou plus déclarent s'impliquer dans la RSE d'après l'enquête de l'Insee de novembre 2012. Les autres " doivent être accompagnées, voire incitées à avancer plus vite : la plateforme y contribuera ", assure Jean-Marc Ayrault.

Un organisme ouvert et volontaire

Concernant l'organigramme, cinq pôles sont définis : monde économique, organisations syndicales de salariés, organisations de la société civile, organisations expertes et des institutions publiques. Ils regroupent les différents membres de la structure repartis selon leurs compétences (CGPME, Medef, CGT, UPA, FNE, etc.). Les organisations membres sont nommées pour une année renouvelable et désignent leurs représentants pour la même durée. Le Bureau, organe central, constitué de son président Patrick Pierron et des membres désignés par chacun des pôles, exerce une mission de chef d'orchestre pour animer la Plateforme. Enfin, la méthode du consensus a été retenue. En clair, pas de mécanisme de vote. La concertation a été privilégiée pour préserver la pluralité des opinions.

Des recommandations mais pas d'injonctions

Basée sur l'objectif d'aboutir à des recommandations, la plateforme lancera avant la fin 2013 trois groupes de travail. Le premier s'interrogera sur la manière dont la RSE peut intégrer au mieux la compétitivité des entreprises. "Un des enjeux de l'économie française est d'aider les PME (...) pour les convaincre que la RSE peut être un levier de sortie de crise et de croissance", souligne le Medef dans sa contribution à la plateforme. Ensuite, la transparence et le reporting extra financier seront autour de la table. En clair, des entrepreneurs capables de fournir des outils de pilotages précieux. Avec des informations sûres, fiables et honnêtes sur leur secteur d'activité et leur stratégie. Enfin, " le challenge le plus difficile ", d'après Michel Doucin, développera la vigilance raisonnable. Il s'agit de savoir comment développer une observation scrupuleuse des normes (travail, environnementales, etc.) sur leurs chaînes d'approvisionnement. Un moyen pour éviter aux entreprises d'être considérées comme responsables des catastrophes sanitaires. Mis en place depuis plus de cinq mois, la plateforme RSE ne doit pas surtout " pas devenir une usine à gaz ", prévient Michel Doucin.

Qu'est-ce que la responsabilité sociale et environnementale :