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La morosité ambiante inquiète les dirigeants malgré leurs bons résultats

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Les chefs d'entreprise ont confiance dans le développement de leur entreprise, selon la septième édition du baromètre CroissancePlus-Astorg Partners. Mais les prédictions catastrophiques commencent à les miner...

Les entreprises françaises sont dynamiques et ambitieuses : plus de 70 % d'entre elles auraient tenu, voire dépassé leurs objectifs. Et 78 % comptent maintenir le cap, augmenter leur activité, investir, voire recruter. C'est ce qu'il ressort du septième baromètre CroissancePlus-Astorg Partners(1).
Seule ombre au tableau : la morosité ambiante. "Une crise de confiance s’installe chez les dirigeants qui s’inquiètent des prédictions catastrophiques faites sur l’environnement économique et financier. Ces alertes sont inquiétantes pour les dirigeants d’entreprise, qui peuvent différer des projets d’investissement ou d’embauche", explique Olivier Duha, président de CroissancePlus.

Objectif des entreprises de croissance : grandir

Ces entreprises poursuivent le même dessein : grandir. Leur préoccupation première est donc la trésorerie. En effet, les PME françaises souffrent d’un niveau de rentabilité inférieur aux PME européennes, car elles ont des capacités d’autofinancement réduites. Ce problème de trésorerie est notamment le fait de mauvais payeurs. Pour plus de 55 % des entreprises interrogées, les délais de paiement s’allongent sur les six derniers mois. "Pour ne plus creuser la trésorerie des PME, CroissancePlus demande que la loi soit respectée, insiste Olivier Duha. Il faut, progressivement, passer les délais de paiement de 60 à 30 jours comme en Allemagne, car la croissance des entreprises est liée à leur capacité d’investissement dans des projets d’avenir."

Des mesures-clés pour se développer

Les entreprises interrogées ont mis en avant des mesures-clés pour faire aboutir leurs perspectives de croissance, ainsi :
– 80 % souhaitent voir le taux d’impôt sur les sociétés diminuer ;
– 71 % pensent qu’une flexibilité du temps de travail est nécessaire pour maintenir l’emploi en fonction du niveau d’activité de leur business ;
– 72 % préconisent des mesures d’incitation à l’embauche et demandent la baisse des charges sociales patronales et salariales.

"Après l'électrochoc imposé à l'Europe par les marchés de dette, la croissance et la compétitivité sont enfin perçues comme des enjeux vitaux. Les entreprises de CroissancePlus constituent l'avant-garde de notre économie, le vivier des futures ETI mondiales, sans lesquelles la France ne pourra pas générer une activité suffisante pour résorber ses déficits et retrouver le plein-emploi, analyse Thierry Timsit, directeur général délégué d’Astorg Partners. Pouvoirs publics et investisseurs doivent donc les accompagner quotidiennement pour financer leurs projets, identifier de nouveaux marchés, et prendre leur élan international."

(1) Étude réalisée par Opinionway auprès d’un échantillon de 236 dirigeants français, représentatifs des entreprises de croissance, trois fois par an, du 1er décembre 2011 au 13 janvier 2012.