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Le Sénat adopte un amendement visant à interdire les stock-options pour les dirigeants d'entreprises aidées

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La Haute Assemblée a élargi le cadre de l'interdiction des avantages financiers consentis aux dirigeants des sociétés aidées. Le débat sur la rémunération des patrons est toujours aussi vif.

La rémunération des patrons continue de mobiliser l'opinion publique. Le Sénat a ainsi voté, dans la nuit du mercredi 1er au jeudi 2 avril, un amendement interdisant stock-options et actions gratuites pour les patrons de sociétés aidées par l'État. En soi, ce texte ne diffère pas beaucoup du décret promulgué lundi 30 mars par François Fillon, le Premier ministre. Alors que le texte du gouvernement limitait sa portée à moins d'une dizaine d'entreprises, essentiellement des banques et des constructeurs automobiles, l'amendement proposé par le sénateur centriste Jean Arthuis élargit l'interdiction aux sous-traitants de cette dernière filière. « Cet amendement a pour objet de veiller à ce que l'argent public, l'argent des contribuables ne puisse pas partir pour le financement de rémunérations abusives, de versement de bonus exceptionnels», a expliqué le sénateur de Mayenne.

Ce nouveau rebondissement fait suite à plusieurs annonces et réactions sur ce sujet. Le Premier ministre avait annoncé, lundi 30 mars, qu'il allait mettre en place un comité de sages chargé d'examiner l'ensemble des politiques de rémunération des grandes entreprises. Par ailleurs, dans une interview accordée, lundi 30 mars, au quotidien Le Parisien, Jean-François Roubaud, le président de la CGPME, a déclaré : « Les patrons de PME sont complètement choqués par tout ce que l’on apprend en ce moment. La pratique des parachutes dorés dans des sociétés qui licencient massivement ou qui ont été aidées par l’Etat est totalement inadmissible".  Le président de la CGPME a ajouté: «Je pense que les citoyens ne font pas l’amalgame avec les dirigeants de PME…»