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Le crédit aux entreprises a reculé de 0,6% sur un an

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La Banque de France annonce que le montant des crédits accordés aux entreprises, financières et non financières, a reculé (-0,6%). C'est la première fois depuis plus de 10 ans.

- 0,6 % en un an : c’est la baisse du montant des crédits accordés aux entreprises qu’a annoncée, lundi 14 septembre, la Banque de France. Un recul historique, car il s’agit du premier depuis 1998, date à laquelle la Banque de France a commencé à mesurer cet indicateur. Ce repli s'explique par le ralentissement des crédits de trésorerie aux entreprises, dont le volume a baissé de 10,8 % depuis juillet 2008. Aujourd’hui, le montant des crédits se chiffre à 2001,1 milliards d’euros.
Dans le cadre du plan de soutien au secteur mis en place par le gouvernement, les banques françaises ont pris l'engagement de faire progresser de 3 à 4% le volume des crédits accordés  en 2009.

Selon le quotidien Les Echos du lundi 14 septembre, la ministre de l'Economie Christine Lagarde aurait envoyé une lettre aux six banques soutenues par l'Etat (BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Crédit Mutuel, Banque Populaire et Caisse d'Epargne). Le but de la manœuvre? Demander "leur plan d'action en matière de financement de l'économie", révèle le journal. Notamment, la façon dont les établissements bancaires comptent augmenter les crédits accordés aux PME. Toujours selon Les Echos, les banques devraient "rendre leur copie cette semaine."

De son côté, la CGPME a indiqué, dans un communiqué daté du mardi 15 septembre, « si ce comportement irresponsable ne peut à lui seul expliquer la singulière envolée des défaillances (+18% en juillet 2009 par rapport à juin 2008) il en est, sans aucun doute, en partie responsable. » Pour le syndicat, la coupe est pleine : « Les admonestations ne suffisent plus. Les banques doivent respecter leurs engagements, légitimes contreparties du plan public de soutien au secteur bancaire. Il est aujourd'hui de la responsabilité des pouvoirs publics de tout mettre en œuvre pour y parvenir, par exemple en élargissant les pouvoirs du médiateur du crédit, qui pourrait devenir un régulateur du crédit.” Autres suggestions de la confédération : « Serait-il illégitime qu'une banque qui restreint brutalement les facilités de caisse d'une PME doive s'en expliquer auprès d'elle ? Serait-il choquant, dans un souci de transparence, que les banques publient non seulement les encours de crédit accordés mais aussi les encours de crédit refusés ? »