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Les dirigeants de PME/ETI optimistes mais toujours attentistes

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77 % des patrons de PME/ETI se déclarent aujourd'hui optimistes quant à leur propre activité, selon le 15e Observatoire de la Banque Palatine des PME/ETI. Toutefois, ils sont aussi nombreux à être frileux en matière de recrutement.

Le moral des dirigeants de PME serait à la hausse à en croire les résultats du 15e Observatoire de la Banque Palatine des PME/ETI(1). En effet, 77 % des patrons de PME/ETI se déclarent aujourd'hui optimistes quant à leur propre activité.

La stratégie commerciale reste prioritaire

Si près de la moitié des patrons (46 %) envisagent une stabilité de leur chiffre d’affaires sur les six prochains mois, deux dirigeants sur cinq sont plus optimistes et prévoient une croissance. Par ailleurs, la confiance des dirigeants en l’économie française et mondiale progresse depuis le début de l’année 2012, gagnant 18 points pour l’économie mondiale (à 39 %) et 13 points pour l’économie française (30  %) depuis décembre 2011.

En dépit des analyses d’experts économiques sur la possibilité d’un éclatement de la zone euro, moins de deux dirigeants de PME/ETI sur cinq redoutent cette éventualité (38 %) et moins d’un sur dix déclare s’y préparer dans son entreprise (7 %).

Avec la crise, la stratégie commerciale reste la principale priorité stratégique, pour 87 % des dirigeants. Il faut noter qu’ils font une place croissante à l’innovation (70 %, +7 points) et aux nouvelles technologies (57 %, +6 points).

Des perspectives d'embauche timides

Les trois quarts des dirigeants envisagent une stabilité de l’emploi salarié pour les six prochains mois. Si la part d’entreprises envisageant d’accroître leurs effectifs est stable (14 % vs 16 % en février), le nombre d’entreprises envisageant des diminutions progresse (11 % vs 6 % en février). Pour ce qui est de l’emploi des cadres, la stabilité est toujours plus marquée que pour les autres salariés (86 % des patrons n’envisagent ni d’augmenter ni de réduire le nombre de cadres).

En matière de formation professionnelle, à peine 57 % des dirigeants de PME/ETI estiment qu'elle fonctionne bien en France et qu’elle leur permet de recruter des demandeurs d’emploi qualifiés (56 %). Ils sont d’ailleurs 72 % à déclarer qu’une réforme de la formation professionnelle est urgente. Aussi, 83 % sont favorables à ce que l’on impose aux demandeurs d’emploi une formation afin de les orienter vers des secteurs en manque de main-d’œuvre. Enfin, 70 % des chefs d’entreprise estiment qu’une telle mesure permettra d’agir significativement sur le chômage de longue durée.

(1)Étude réalisée auprès de 300 dirigeants de PME/ETI (CA de 15 à 500 millions d’euros) par l’institut OpinionWay, en partenariat avec le magazine "Challenges" et la chaîne i>Télé.