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Les chefs d'entreprise s'enflamment contre la politique de François Hollande

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Si François Hollande a séduit près de 52 % des électeurs, il ne fait pas l'unanimité chez nos internautes chefs d'entreprise. Presque 67 % des personnes ayant répondu à notre sondage estiment ainsi que les promesses de François Hollande ne vont clairement pas dans le sens des PME. Florilège…

Les chefs d'entreprise s'enflamment contre la politique de François Hollande

« Je suis frappé par la “ringardise” et l’inadéquation des solutions envisagées par le gouvernement par rapport à la situation dans laquelle notre pays se trouve. Plus de dépenses publiques, alors que notre pays est asphyxié par la dette, c’est une attitude suicidaire ! Et alourdir les charges des PME, c’est faire peser un risque fatal sur l’emploi et la compétitivité », s’insurge Bernard Fontanel, président du Medef Lyon-Rhône sur le blog du syndicat patronal.

Les lecteurs de Chefdentreprise.com ont eux aussi des avis très tranchés sur la politique à venir du nouveau gouvernement… Ils ont massivement exprimé leurs craintes, voire leurs satisfactions (mais c'est plus rare !) via le sondage que nous avons mis en ligne au lendemain de l'élection présidentielle. Au 30 mai 2012, ils étaient 66,86 % à considérer que les actions que va (peut-être) mener François Hollande durant son quinquennat ne vont pas dans le sens des PME.

Les sceptiques
La plupart des répondants estiment ainsi que le programme du nouveau président de la République risque de freiner l’activité des petites entreprises et la compétitivité française, donc d’augmenter le chômage et la dette publique.

Parmi les plus défaitistes, Victoire pense qu'avec « François Hollande, c'est le resserrement des crédits et aides pour les PME (y compris Coface). Il va faire semblant de les aider, mais concrètement, ce sera certainement moins favorable que sous Nicolas Sarkozy ».

Jean-Luc, lui, estime que « le plus gros problème est le financement du programme par l'impôt sans faire d'économies, en basant tout sur la croissance. Il n'y aura pas la croissance espérée, il y aura les dépenses et la forte hausse de la dette et du chômage », prédit-il.

Dans le même esprit, Yan prévoit « une flambée des charges sociales ». Selon l’internaute, « une hausse du chômage accompagnera ces hausses… De plus, la flambée des impôts n'encouragera pas la productivité, ce qui fait que nous serons nombreux à nous contenter de peu, à moins recruter pour ne pas nous faire tondre comme des moutons. »

Les inquiets
La question du coût du travail reste au cœur des préoccupations. En ligne de mire des mesures les plus décriées, la revalorisation du Smic et l’annonce de la suppression de la défiscalisation et des exonérations de cotisations sociales sur les heures supplémentaires (hors TPE).

Pour Marc, cette décision, si elle est prise, « fera baisser le pouvoir d'achat des salariés, augmentera les charges des entreprises et aggravera le chômage ».

Peggy s’interroge sur l’annonce de la revalorisation du Smic horaire dès juillet : « Les PME et TPE pourront-elles payer ? »

« Ce n'est certainement pas en augmentant le coût du travail que les produits français se vendront mieux, s’alarme quant à elle Karin. On croit rêver, non, c'est un cauchemar !! Il faut baisser les charges des entreprises, arrêter l'assistanat, baisser les dépenses… »

Jean, lui, s’inquiète « de la volonté des socialistes de pousser les jeunes au bac et aux études longues. Alors que nous manquons de jeunes formés aux métiers manuels (plomberie, soudure, ajusteurs…) ». « Garder nos industries en France passe par la valorisation de ces filières techniques et manuelles », insiste-t-il.

« La priorité donnée à l'éducation est incohérente si après l'éducation les jeunes ne sont accueillis que par le chômage », soutient de même Mirino.

L’annonce du rétablissement de la retraite à 60 ans et la suppression de la TVA sociale interpellent également plusieurs sondés.

Les plus optimistes
Certains internautes soulignent toutefois quelques promesses intéressantes.

Ainsi, Philippe salue « la modulation de l'impôt sur les sociétés selon la réinjection des bénéfices, qui permettra de renforcer sa capacité en fonds propres sans pour autant se voir pénalisé fiscalement ».

Quant à Angel, il soutient la modulation de cet impôt en fonction de la taille des entreprises. Ainsi, le taux d’imposition à 15 % pour les TPE (actuellement de 33,33 %) constituerait « un vrai souffle pour la trésorerie des TPE ».

L’instauration d’un délai de paiement de 30 jours pour les grandes entreprises à leurs sous-traitants TPE-PME va dans le bon sens, selon Naela, « car les délais sont actuellement trop longs et beaucoup d'entreprises qui ont les moyens en profitent quand même pour payer sur le long terme ».

Enfin, l’annonce de la simplification du crédit d’impôt recherche (CIR) est également saluée par plusieurs sondés.

Philippe insiste : « La recherche doit permettre l'innovation, facteur de croissance. On doit donc inciter à la recherche, cela doit passer par la simplification du CIR, la création d'une banque publique pour PME, dans un contexte où les financiers sont de plus en plus frileux pour prendre des risques en accordant des prêts, nos entreprises ont besoin d'une alternative. »

Et vous, qu’en pensez-vous ? Réagissez et participez à notre sondage.

Consultez les promesses de François Hollande.