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Les conseillers du commerce extérieur, un soutien actif à l'export

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Les conseillers du commerce extérieur sont un réseau de spécialistes de l'export implantés dans le monde entier. Les dirigeants désireux de conquérir des marchés hors de nos frontières peuvent solliciter gratuitement leurs précieux conseils. Un dispositif qui gagne à être connu et utilisé.

Business People

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Besoin d'un coup de main pour vous développer à l'international ? Frappez à la porte d'un con­seiller du commerce extérieur de la France (CCEF) ! Ces 4 300 hommes et femmes sont présents dans 146 pays. Dirigeants de société exportatrice, cadres de grand grou­pe, juristes, ces experts ont tous un point commun. Ils jouissent de compétences avérées dans le monde du business et détiennent une information de terrain riche, concrète et directement exploitable. Leur volonté, depuis la création de cette association reconnue d'utilité publique voici 110 ans, est louable. Il s'agit de mettre, bénévolement, leur talent et leurs pratiques des marchés internationaux au service des entreprises françaises exportatrices. Ils vivent (ou ont vécu) au quotidien les opportunités et les risques de tous les marchés de la planète. Et en ont tiré des enseignements qu'ils peuvent aujourd'hui partager.

Marie-Jeanne Derouin est la directrice générale du Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF) qui regroupe l'ensemble des CCEF (1 700 en France, 2 600 dans le reste du monde, nommés pour trois ans renouvelables, par décret du Premier ministre, sur proposition du ministre chargé du Commerce extérieur). Conseillère durant deux décennies, elle a elle-même eu l'occasion de transmettre son expertise à de nombreuses TPE-PME, "la clientèle" principale de son organisation. " Notre cible? Ceux qui ont besoin de soutien afin d'appréhender plus facilement les différents aspects d'une stratégie export et de mobiliser les relais susceptibles de faciliter leur implantation ou la croissance de leurs parts de marché ", précise l'intéressée.

Action ponctuelle ou durable ?

Le parrainage peut être ponctuel ou sur le long terme. Dans le premier cas, le conseiller spécialiste du pays ciblé (présent sur place ou de retour en France) ouvre au dirigeant son carnet d'adresses, facilite l'organisation?de rencontres et soumet quel­ques pistes.

Si le parrainage s'inscrit dans le temps, le CCEF va rencontrer le dirigeant régulièrement durant plusieurs mois et l'éclairer de ses lumières dans le cadre d'un projet particulier. Un exemple avec Laure Sélignac, maison parisienne de porcelaine d'art peinte à la main créée en 1919 et reprise en 2000 par Alexandra Groussard. La TPE manquait de structuration dans sa démarche export. " Nous avancions au gré des rencontres sur les salons et des opportunités qui se présentaient ", indique la gérante.

En 2011, décidée à rationaliser ses efforts, elle fait appel à deux CCEF de la capitale, dont l'expertise sur les marchés extérieurs, sur lesquels sont fondés ses espoirs, n'est plus à démontrer. Depuis lors, une fois par trimestre, ils se rencontrent pour échanger sur l'avancement des opérations. " Ils m'apportent un regard extérieur, sans parti pris, et une analyse du marché fondée sur leurs propres expériences, développe la quadragénaire. Nous raisonnons, à partir de mes objectifs, pays par pays, sur la meilleure implantation stratégique. " Par­venir à prioriser les cibles est indispensable pour une petite affaire comme Laure Sélignac dont les fonds mobilisables sont restreints.

Les CCEF sont aussi amenés à fournir des conseils pragmatiques sur des projets plus complexes. Et à travailler à plusieurs, de façon à profiter de compétences complémentaires. C'est le cas, par exemple, de Patrice Bert, président de la section Allemagne des CCEF et directeur général de Roset Möbel GmbH, filiale allemande du fabricant français de mobilier contem­porain haut de gamme. À l'ambassade de France à Berlin, il a notamment participé à une réunion et témoigné devant un parterre de PME françaises pressées de monter un réseau de distribution outre-Rhin.

Puis, il les a suivies aux côtés d'autres CCEF " afin de soutenir leurs efforts pour exporter leurs produits ou ser­vices en Allemagne ". L'homme, à l'image de ses confrères, prend son engagement en tant que CCEF très au sérieux. " J'essaie de rendre à mon pays ce qu'il m'a donné ", explique-t-il. Une motivation qui n'étonne pas Marie-Jeanne Derouin (CNCCEF). " Nos membres ont envie de servir leur patrie et d'être utiles à leurs pairs ", pointe-t-elle.

Veille et sensibilisation, les autres missions du CNCCEF

Outre le soutien effectif et actif des TPE-PME en phase d'internationalisation, le Comité national des conseillers du commerce extérieur de la France (CNCCEF) mène à bien deux autres missions. La première: sensibiliser les jeunes aux métiers liés à l'international via des interventions dans des établissements scolaires, par exemple. Et notamment le dispositif de volontariat international en entreprise (VIE), que le conseiller Patrice Bert promeut aussi auprès des dirigeants qui le sollicitent. Au point même d'héberger, dans ses locaux, des VIE d'entreprises ne disposant pas de bureaux sur place.

En second lieu, l'association joue un rôle de conseillère auprès des pouvoirs publics. En partenariat avec les principaux acteurs institutionnels du commerce extérieur (Ubifrance, Medef International, Coface, Oséo, etc.), le CNCCEF organise partout dans le monde des colloques, séminaires et symposiums régionaux. Elle publie également un baromètre mensuel de conjoncture mondiale (2 000 entreprises interrogées). " Nos analyses, réalisées à partir du travail de nos commissions sectorielles, aboutissent sur des recommandations qui remontent au plus haut niveau ", assure Marie-Jeanne Derouin, la directrice générale du CNCCEF.