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Les dirigeants de PME mettent en œuvre des plans d'actions offensifs pour faire face à la crise

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Si 53% des chefs d'entreprise estiment que la crise aura des conséquences sur l'ensemble de l'année 2009, l'autre moitié (46%) considère qu'elle se fera sentir jusqu'en 2010, voire au-delà.

Selon une étude* Ifop réalisée pour KPMG (cabinet d'audit) et la division PME de Sage (éditeur de logiciels), si 53% des chefs d’entreprise estiment que la crise aura des conséquences sur l’ensemble de l’année 2009, l’autre moitié (46%) considère qu’elle se fera sentir jusqu’en 2010, voire au-delà. 51% des dirigeants de PME affirment rencontrer des difficultés “importantes”, notamment dans les secteurs de services (60%). Les entreprises de 50 à 99 salariés sont les plus affectées (67%).
Les dirigeants qui se déclarent en difficulté, soit 51% de l’échantillon, affirment être confrontés à 82% à une dégradation de leurs chiffres d’affaires. Les PME de 50 à 99 salariés sont plus particulièrement concernées (87%) ainsi que les services (86%) ; la baisse envisagée est de -18,6% en moyenne et de -25% dans l’industrie. Les patrons en difficulté déclarent aussi rencontrer des problèmes de trésorerie ou de financement pour la moitié d’entre eux et être confrontés à la hausse des coûts des fournisseurs à hauteur de 38%, notamment dans la construction (50%). Enfin, ils font face aux craintes de leurs partenaires ou de leurs salariés à 33%, particulièrement chez les PME de 50 à 99 salariés (41%). En outre, 57% des sondés pronostiquent une dégradation de leurs résultats financiers en 2009.
Durant cette période de turbulences, les chefs d’entreprise mettent en œuvre des actions variées. La mesure choisie majoritairement par ces derniers consiste à réduire les coûts tant externes qu’internes (53%). 41% mettent l’accent sur le renforcement de la prospection commerciale, particulièrement dans le secteur de l’industrie (53%), tandis que 29% optent pour la sécurisation de leur portefeuille commercial. Viennent ensuite la décision de renforcer leur gestion financière (33%) et celle de conduire des réorganisations internes ou de leurs process (25%). Enfin, 21% des chefs d’entreprise renégocient avec leurs partenaires financiers.

*L’Ifop a interrogé du 16 au 20 février 2009 plus de 400 dirigeants d’entreprises françaises de 10 à 500 salariés sur leurs réactions face à la crise.