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Les dirigeants misent sur une reprise de leur activité en 2014

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Malgré une conjoncture difficile, les dirigeants restent optimistes à moyen terme. Une majorité d'entre eux (53%) s'attend à une reprise d'ici 2014-2015, selon un sondage publié par Viavoice.

Les dirigeants gardent espoir sur les capacités de la France à rebondir dans les deux années à venir.

Les dirigeants gardent espoir sur les capacités de la France à rebondir dans les deux années à venir.

Malgré des inquiétudes records et une croissance nulle au premier trimestre selon l'Insee, les dirigeants veulent encore y croire. Selon un sondage publié le 14 mai par Viavoice, après plusieurs années de crise économique et financière, les dirigeants gardent espoir sur les capacités de la France à rebondir dans les années à venir. 19% anticipent une reprise d'ici à 2014 et 53% d'ici à 2015.

À l'inverse, près d'un dirigeant sur quatre (23%) pense que la reprise arrivera plus tard, voire jamais pour 5% d'entre eux, désenchantés après une reprise tant annoncée et toujours reportée. Quoique partagées, ces perspectives n'en restent pas moins rassurantes et traduisent une prédisposition des acteurs économiques à anticiper un retour de la croissance et de l'activité, qui devrait débloquer dans le même temps les investissements voire les embauches à plus long terme.

Une attente forte des réformes gouvernementales

Cette étude met également en lumière l'impact potentiel des réformes sur le comportement des dirigeants. Si certaines mesures récemment adoptées par le gouvernement remportent une adhésion massive auprès des dirigeants, comme la possibilité offerte aux salariés de débloquer leur participation, le contrat de génération ou encore le crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (Cice), d'autres réformes ne font pas l'unanimité.

C'est notamment le cas de l'accord interprofessionnel réformant le marché du travail. Les patrons s'inquiètent notamment de la hausse des cotisations chômage sur certains CDD, ou de l'accès généralisé à une complémentaire santé collective (financée pour moitié par l'employeur). Plus d'un sondé sur deux (55%) juge la réforme à venir comme étant "une mauvaise chose" pour lutter contre le chômage, et 56 % "pour relancer la croissance économique".

Alors que le gouvernement et les partenaires sociaux signataires ont fait de cet accord un symbole de réussite du dialogue social, il semble qu'une vraie pédagogie soit encore nécessaire sur son contenu, tant auprès des salariés réfractaires (représentés notamment par la CGT et FO) qu'auprès de dirigeants d'entreprise parfois inquiets de sa mise en place et du coût de certaines mesures.

Sondage réalisé par Viavoice pour CCI France, Les Echos et Radio Classique. Interviews réalisés du 13 au 23 avril 2013 par téléphone, auprès d'un échantillon de 400 dirigeants (5 salariés et plus).