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Les entreprises familiales manquent d'ambition

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Les entreprises familiales se développent plus que les autres entreprises, mais restent fragiles du fait de leur prudence, selon une étude de KPMG réalisée pour le Medef.

Les entreprises familiales se développent plus que les autres, mais restent fragiles du fait de leur prudence. C'est le constat dressé par l'institut d'audit et de conseil KPMG dans une étude réalisée pour le Medef. KPMG a interrogé un échantillon de 240 entreprises familiales et étudié un panel de 3 600 sociétés créées avant 1995, dans lesquelles la famille fondatrice détient plus de 33 % du capital et dont le chiffre d'affaires est compris entre 7,5 et 100 millions d'euros. Celui-ci s'est accru de près de 20% entre 2001 et 2005 pour cette catégorie, contre 6 % en moyenne pour les sociétés cotées sur le SBF 250 (indice boursier qui représente l'évolution du marché français dans son ensemble). Ces entreprises ont aussi créé 6% d'emplois en plus sur cette période, contre – 4% pour le SBF 250. Cependant, leur trop grande prudence les amène à freiner l'investissement dans la recherche et l'innovation, et à fonctionner en réseau fermé, ce qui empêche le renouveau culturel et l’innovation (52% des recrutements sont effectués dans le réseau du dirigeant), l'internationalisation étant également insuffisante. Ainsi, la prudence visant à assurer la pérennité et protéger l’indépendance limite l’ambition de développement par crainte de ne pas avoir (seul) les ressources financières nécessaires.