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Les entreprises familiales s'ouvrent vers l'extérieur pour mieux résister à la crise

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Gestion prudente, absence de pression des actionnaires, anticipation… En temps de crise, les entreprises familiales s'appuient sur de précieux atouts. Pour se développer, elles doivent néanmoins relever de nouveaux défis. Leur pari : consolider leurs finances et restructurer leur gouvernance.

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Face à la crise, les entreprises familiales sont soumises aux mêmes contraintes budgétaires que leurs concurrentes. Pour maintenir leur activité et la développer, elles peuvent s'appuyer sur leurs forces structurelles (prudence, indépendance vis-à-vis des marchés, gouvernance sur le long terme). Certaines font également le pari de l'adaptation, en s'ouvrant sur l'extérieur. Tels sont les principaux enseignements de l'étude(1) de KPMG menée en Europe et au Moyen-Orient et publiée le 12 avril dernier.

Ainsi, en France, pour 42 % des dirigeants d’entreprises familiales interrogés, l’enjeu prioritaire est d’améliorer leur trésorerie et d’optimiser leur besoin en fonds de roulement. Autre priorité, la réduction des coûts, via une restructuration de l’organisation (pour 30 % d’entre eux). La croissance externe sur les marchés émergents représente également un levier de croissance important pour 27 % des sondés. Des tendances confirmées à l’échelle de l’Europe et du Moyen-Orient.

Une gouvernance plus tournée vers l'extérieur
Ces nouveaux défis se répercutent sur la gouvernance des entreprises familiales. 80 % des chefs d’entreprises envisagent ainsi de la faire évoluer en recrutant des cadres dirigeants et des administrateurs extérieurs à la famille. Par ailleurs, selon près de la moitié des sondés, l’intégration de la nouvelle génération au sein de l’entreprise se fera de manière différente. Les jeunes "héritiers" seraient ainsi plus incités à travailler dans d’autres sociétés avant de rejoindre le groupe familial. Une orientation qui pourrait s'inverser, étant donné la crispation actuelle du marché du travail.

Afin d’assurer la pérennité de leur entreprise, les dirigeants nourrissent par ailleurs de fortes attentes envers leurs gouvernements. 60 % des chefs d’entreprises attendent en effet un soutien plus marqué de l'État au niveau financier et fiscal.

(1) L’étude a été menée auprès de 700 dirigeants d’entreprises familiales au sein de 31 pays en Europe et au Moyen-Orient en janvier 2012.

Marion Perroud

Marion Perroud

Journaliste

Entre 2012 et 2016, Marion Perroud a suivi, au sein de la rédaction de Chef d’Entreprise, l’actualité des TPE (artisans du bâtiment et commerçants), des [...]...

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