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Les sociétés coopératives expriment leur réserve sur la réforme de la participation

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La Confédération générale des Sociétés coopératives de production s'oppose à une transformation du dispositif global de l'intéressement et de la participation vers un mécanisme de prime annuelle.

La Confédération générale des Sociétés coopératives de production approuve la volonté du président et du gouvernement d'accroître la participation et l'intéressement dans les entreprises de moins de 50 salariés (dont seulement 11 % ont un dispositif permettant d'associer les salariés aux résultats). Le Mouvement Scop rappelle d’ailleurs que 98 % des 1 800 Scop appliquent un dispositif de participation salariale dérogatoire qui les conduit en moyenne à verser 45 % du bénéfice annuel en participation salariale. En revanche, l’instance représentative des coopératives s’oppose à une transformation du dispositif global de l'intéressement et de la participation vers un mécanisme de prime annuelle, immédiatement distribuable pour accroître le pouvoir d'achat des salariés. Alors que dans des entreprises comme les nôtres, la participation bloquée pendant cinq ans participe au financement des fonds propres nécessaires à l'entreprise, grosso modo au niveau de 1/3 des fonds propres de nos PME, justifie la Confédération générale des Sociétés coopératives de production dans un communiqué. En outre, la transformation actuellement de la moitié de la participation en capital social permet de développer l'actionnariat salarié et la responsabilité partagée de l'entreprise.” Le porte-parole des mouvements des Scop plaide pour une réforme de la participation et de l'intéressement qui ne devienne pas une loi uniforme à l'ensemble des entreprises : “Nous souhaitons que nos PME coopératives comme d'autres entreprises plus importantes telles qu’Auchan, puissent continuer à développer des mécanismes de participation salariale comme vecteur distinct de l’intéressement et comme levier d’implication et de responsabilité partagée dans l’entreprise au service de son développement à long terme”.