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Les tops et les flops des TPE en 2011

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Avec un chiffre d'affaires en hausse de 1,9 % en 2011, les TPE voient leur activité se redresser légèrement. Les performances sont contrastées selon les secteurs : tandis que les plâtriers et agents immobiliers sont en forme, les commerces d'électroménager et de scooters sont dans le rouge.

Les tops et les flops des TPE en 2011

Où fait-il encore bon créer une entreprise ? Dans les secteurs de l'immobilier, de l'artisanat du bâtiment et de la décoration. C'est ce que révèle l'observatoire de la petite entreprise publié par la FCGA (Fédération des centres de gestion agréés) le 25 avril.

« La croissance amorcée en 2010 ne s'est pas transformée en véritable reprise en 2011. L'indice global d'activité est bien en progression de 1,9 %, après 0,7 % en 2010, mais nous n'assistons pas au décollage économique tant espéré l'année dernière », commente Christiane Company, présidente de la FCGA.

Trois professions tirent ainsi leur épingle du jeu et se placent en tête du palmarès. D'abord, les plâtriers-décorateurs (+ 13,4 % en 2011), qui bénéficient des nouveaux marchés d'amélioration de la performance énergétique, de l'accessibilité ou du confort thermique. Viennent ensuite les agents immobiliers (+ 9,6 %), qui retrouvent un niveau d'avant crise. La troisième place revient aux électriciens et aux entreprises de terrassement (+ 7,8 %), eux aussi portés par les nouveaux chantiers. « Les électriciens bénéficient de nouveaux chantiers de la performance énergétique et les entreprises de terrassement interviennent souvent en sous-traitance sur des chantiers publics et bénéficient d'un contexte plutôt favorable, avec la multiplication des investissements dans les grandes agglomérations », commente le communiqué de presse de la FCGA. À noter également la belle performance du commerce de détail alimentaire, avec des professions stars comme les cavistes (+ 7,9 %), les poissonniers (+ 5,6 %) ou encore les pâtissiers (+ 2,9 %).

Dans le rouge : l'électroménager, les commerces de cycles et photographiques

La fin du providentiel “effet TNT” qui avait dopé les ventes des postes de télévision en 2010 a replongé les magasins spécialisés dans la morosité. Globalement, le marché de l’électroménager est resté stable en 2011, avec 7,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Mais les circuits traditionnels de distribution n’ont visiblement pas profité de cette manne (– 12,2 %). 2011 fut également difficile pour les vendeurs de cycles et scooters (– 8,4 %), victimes de la concurrence directe des grandes enseignes et de la vente entre particuliers. Enfin, il y a du négatif dans la photo. À l'heure du numérique, les magasins de photographie souffrent beaucoup et enregistrent une baisse de leur activité de 7,4 %.