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Objectif : 10 000 “Éco Artisans” d'ici à 2011

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Le ministre de l'Écologie et du Développement Durable, Jean-Louis Borloo, soutient la démarche “Éco Artisan” de la Capeb, une labellisation que l'organisation professionnelle veut étendre rapidement.

“Éco Artisan” est une démarche volontaire de labellisation, initiée par la Capeb, par laquelle l’entreprise du bâtiment s’engage à disposer d’une compétence en évaluation thermique globale, à fournir un conseil global à son client, et à vérifier la qualité des travaux et la satisfaction du client. Les professionnels engageant cette démarche prouveront leur compétence en passant un examen et en acceptant des audits par un organisme tiers indépendant. Une preuve selon Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie, de l’Énergie, du Développement durable et de l’Aménagement du territoire que « les professionnels du bâtiment se mobilisent, qu’ils seront auprès des Français pour les conseiller efficacement, avec compétence, sur les travaux à réaliser ». Une convention a d'ailleurs été signée entre le ministère et la Capeb lors de l'assemblée générale de cette dernière, le 17 avril. Intitulée Convention sur le déploiement du programme Éco Artisan, cette charte est basée sur une série d’engagements réciproques assortis d’objectifs chiffrés. La Capeb s’engage, pour sa part, à sensibiliser les 356 000 entreprises artisanales à la nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre et à développer la culture de la performance énergétique auprès de ses adhérents ; à relayer activement les mesures issues du Grenelle de l'Environnement, tel que l’éco-prêt à taux zéro ; à développer des outils d’évaluation thermique pour les artisans et, enfin, à assurer le succès de la marque “Éco Artisan”, avec un objectif de 10 000 entreprises ayant adopté cette démarche d’ici à 2011 (dont 60% d’adhérents Capeb). L’État s’engage à participer au lancement officiel d’“Éco Artisan”, à apporter son soutien à son déploiement et à informer et sensibiliser les acheteurs publics sur la démarche “Éco Artisan”. Jean-Louis Borloo souhaite, par exemple, généraliser la caméra thermique, dont le coût est important (plus de 3 000 €) et qui permet de mesurer les pertes énergétiques des logements. Les particuliers peuvent ainsi évaluer les économies qu’ils peuvent réaliser en engageant des travaux dans leurs maisons.
La chasse au gaspillage d'énergie est donc lancée, d'autant que l'éco-prêt à taux zéro vient de voir le jour. « Grâce à l'éco-PTZ, le chiffre d'affaires annuel de la rénovation de logements va passer de 9 milliards d'euros à 18 milliards en 2013 », estime le ministre de l'Écologie.

Rens. : www.capeb.fr