Mon compte Devenir membre Newsletters

PME innovantes : les solutions pour optimiser le partenariat avec Oséo

Publié le par

Le Comité Richelieu dévoile les résultats de l'enquête menée sur Oséo auprès de ses membres et fait des propositions, comme clarifier et rationaliser les missions de la Coface, Ubifrance et Oséo.

Le Comité Richelieu a mené une enquête qui révèle certains décalages entre les pratiques actuelles d’Oséo et les attentes des PME innovantes qui composent l'association. Parmi elles, trois sont particulièrement révélatrices de leurs craintes. C’est pourquoi, afin de défendre leurs intérêts, le Comité Richelieu propose, dans un communiqué daté du 15 mars, des axes d’amélioration à travailler.

Crainte n°1 : la baisse des subventions et avances remboursables au profit des prêts à taux 0. 

Alors que « 84 % des PME interrogées considèrent l’avance remboursable comme plus efficace qu’un prêt à taux 0 », les entrepreneurs craignent de voir les budgets des subventions et avances remboursables dédiés au financement de l’innovation mono-entreprise glisser vers des prêts à taux 0 pour des projets structurants (projets collaboratifs et projets filières) moins « risqués » et moins innovants. Une tendance confirmée par l’évolution des budgets confiés à Oséo : les aides à l’innovation passeront en effet de 429 millions d’euros en 2010 à 360 en 2011 alors que les budgets alloués aux projets collaboratifs ou structurants passeront de 221 millions d’euros à 390 sur cette même période.

Proposition n°1 : Le Comité Richelieu souhaite alerter le gouvernement sur la nécessité et l’urgence de maintenir et développer les aides monoentreprises ; la subvention et l’avance remboursable, qui financent les innovations actuelles, restent les meilleurs outils à la disposition d’Oséo pour que chaque PME puisse participer aux projets structurants de demain. Ainsi, et alors que le développement des prêts à taux 0, bien qu’efficaces financièrement, se confirme, il s’agit notamment de ne pas amputer les budgets des avances remboursables et subventions au profit des prêts à taux 0. Un souhait soutenu par Oséo : lors de la réunion, Jean-Marc Durand, directeur du développement d’Oséo, a en effet tenu à rassurer les entrepreneurs présents : « Les prêts à taux 0 sont à destination des entreprises matures mais ces budgets ne viendront pas grever les autres types d’aides ».

Crainte n°2 : La concentration des aides de l’écosystème de l’innovation aux phases amont du cycle de vente des produits. L’enquête montre clairement le besoin d’orienter certaines aides aujourd’hui allouées à des phases d’amorçage vers des phases plus en aval de la R & D. Il est en effet essentiel de s’assurer que les résultats des aides permettent l’industrialisation puis la commercialisation et atteignent ainsi le succès attendu. Jean-Marc Durand, a indiqué que « dans son fonctionnement actuel, Oséo ne peut malheureusement pas proposer ce type d’accompagnement ».

Proposition n°2 : le Comité Richelieu souhaite à court terme demander au gouvernement de refinancer et assurer le développement des contrats participatifs. Les budgets alloués sont déjà épuisés, mais, selon le Comité, ils trouvent pourtant parfaitement leur place dans l’écosystème de l’innovation et permettent aux entreprises de renforcer leurs fonds propres à un moment crucial de leur développement.

Crainte n°3 : la frustration des entreprises face à l’aide internationale.
L’enquête révèle que « 73 % des PME interrogées jugent que le soutien pour les aides aux programmes européens et l’accompagnement à l’international des PME innovantes n’est pas performant » ; un chiffre révélateur, qui, selon le Comité Richelieu, serait peut-être lié au trop grand nombre d’acteurs gouvernementaux et régionaux ; la multitude d’outils engendrerait en effet une certaine dispersion de l’aide à l’international.

Proposition n°3 : Tout en soulignant la pertinence de leurs initiatives, le Comité Richelieu souhaite que le gouvernement clarifie et rationalise les missions confiées à la Coface, Ubifrance et Oséo afin que chacun conserve sa compétence et sa spécificité.