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Septembre, 2e mois le plus lourd en nombre de faillites après mars 2009

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Au cours du mois de septembre 2009, Coface a recensé 6598 défaillances contre 5898 en septembre 2008, c'est-à-dire une hausse de 12% par rapport à la même période l'année précédente.

Au cours du mois de septembre 2009, Coface a recensé 6598 défaillances contre 5898 en septembre 2008, c'est-à-dire une hausse de 12% par rapport à la même période l’année précédente. En données cumulées sur 12 mois glissants, 65833 défaillances ont été recensées à fin septembre 2009 contre 53197 à fin septembre 2008, soit une augmentation de 24%. Le nombre de faillites en septembre 2009 est très lourd : c'est le second mois le plus lourd qu'a connu l'économie française, après le record historique de mars 2009 (6773 faillites). Par rapport à il y a un an, la hausse est toujours forte (+12%).

Coface évalue le coût des défaillances d’entreprises par la somme des encours fournisseurs des entreprises (ayant publié un bilan) qui ont fait défaut au cours de la période étudiée. Au mois de septembre 2009, ce coût s’élève à 361 millions d'euros, en baisse de 10% par rapport à la même période en 2008. En données cumulées sur les 12 derniers mois, le coût des défaillances se monte à 5,6 milliards d'euros, soit une augmentation de 71% par rapport à fin septembre 2008.
La croissance des faillites en nombre sur un an est très forte, mais elle se ralentit nettement pour la première fois en 2009 (tous les autres mois affichaient une croissance supérieure à 20% sur un an). Le coût de ces faillites diminue très légèrement, puisque l'encours fournisseur cumulé sur un an baisse pour la première fois depuis le début de la crise: cela signifie que, si les faillites ont été plus nombreuses, elles ont touché des entreprises moins importantes.
"La situation continue à se dégrader pour les petites entreprises, elle semble s'être stabilisée pour les plus importantes, explique Jérôme Cazes, directeur général de Coface. Cette évolution pourrait signaler un tournant: une crise de crédit se traduit à la fois par une augmentation de la fréquence, et de la sévérité des faillites. La fréquence continue d'augmenter, même si c'est à un rythme ralenti, alors que la sévérité semble marquer le pas." Mais une évolution sur un mois est extrêmement fragile, et demandera à être confirmée sur les mois suivants.