Mon compte Devenir membre Newsletters

Travail au noir : carton rouge pour l'hôtellerie-restauration et le commerce de détail alimentaire

Publié le par

Un peu plus de 7 % des entreprises françaises frauderaient la Sécurité sociale en ne déclarant pas un employé. C'est ce que révèle une enquête des Urssaf publiée cette semaine. Avec en tête des secteurs concernés, l'hôtellerie-restauration et le commerce de détail alimentaire.

Travail au noir : carton rouge pour l'hôtellerie-restauration et le commerce de détail alimentaire

Les fraudes à la Sécurité Sociale concerneraient 2,4 % de l'ensemble des salariés. Des chiffres tirés d’un rapport publié par les Urssaf et consacré à la lutte contre le travail au noir en 2011. Cette enquête s’appuie sur des contrôles aléatoires réalisés dans un peu plus de 4 000 entreprises employant quelque 13 080 salariés.

Premier élément de cette enquête, la fraude est présente dans tous les établissements, quelle que soit leur taille. L’étude observe néanmoins des taux de fraude plus élevés dans les établissements de quatre salariés et dans ceux de 20 salariés ou plus.

D’autre part, les travailleurs dissimulés sont de tous âges, mais les taux de dissimulation sont les plus importants parmi les salariés de moins de 18 ans et parmi ceux de plus de 60 ans. Le critère d’âge affecte de manière très significative la probabilité d’être dissimulé pour ces catégories de salariés.

Tous les secteurs concernés

Les infractions sont présentes dans tous les types d’activité. Les taux de fraude sont cependant plus élevés dans les hôtels, cafés et restaurants et dans les commerces de détail alimentaire (respectivement 14,2 % et 12,7 %). Les activités liées à l’information et la communication affichent également un taux de fraude important (12,5 %), de même que les activités juridiques, comptables et de conseil en gestion (8,9 %), les commerces de coiffure et soins du corps (8,7 %) et les activités artistiques et de spectacles (7,9 %).

La banque et l'assurance, l'industrie ou la santé figurent parmi les bons élèves avec des taux de travail dissimulé inférieurs à 1 %.

Cependant, ces chiffres sont à prendre avec mesure, notamment parce que le secteur du bâtiment, généralement très concerné, n'a pas été pris en compte dans cette étude.