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Travail dominical : la CGPME émet des réserves

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La CGPME a pris acte positivement des discussions en cours visant à exclure les grandes surfaces alimentaires du projet de loi sur le travail dominical.

La CGPME a pris acte positivement des discussions en cours visant à exclure les grandes surfaces alimentaires du projet de loi sur le travail dominical. Pour autant, la Confédération reste “opposée à un texte qui, s'il était adopté en l'état, conduirait à recréer à plus grande échelle, au travers des zones d'attractivité commerciale des situations analogues à celles qui ont été à la source de nombreuses difficultés pour les commerçants de proximité notamment autour de Plan-de-Campagne (Bouches-du-Rhône)”.
Elle explique dans un communiqué daté du mardi 2 décembre que cette disposition amplifierait, particulièrement en région Rhône-Alpes et dans le Nord de la France, les déséquilibres économiques territoriaux en favorisant les transferts d'activité vers les zones à forte densité urbaine. En outre, “qu'on le veuille ou non, l'application de ce texte serait facteur d'inégalité salariale entre les métiers déjà autorisés à ouvrir le dimanche matin (fleuristes, hôteliers, pâtissiers …) et ceux désormais autorisés à le faire. Pour les uns, le travail dominical continuerait sans compensation salariale, pour les autres il déboucherait, de facto, sur un doublement du salaire. Le salarié d'un fleuriste ouvert le dimanche matin ne verrait pas son salaire majoré tandis que l'employé de la librairie située à 15 mètres de là, serait payé le double”.

Nonobstant la possibilité d'ouvrir librement le dimanche dans les zones touristiques, seule disposition éventuellement susceptible de présenter un intérêt économique, la CGPME continue donc “de s'interroger sur la finalité d'un texte dangereux pour notre tissu commercial et au-delà pour notre modèle sociétal tout entier”.