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Travailleurs sans papiers : la CGPME souhaite “raisonner au cas par cas”

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La CGPME s'exprime sur le sujet des travailleurs sans papiers et met en garde contre l'amalgame entre les employeurs “malhonnêtes” et ceux qui ont été “trompés”.

Le dimanche 22 novembre 2009, le ministre du Travail, Xavier Darcos, s’exprimait dans le Parisien à propos des travailleurs sans papiers. Il affirmait alors envisager le recours «à des sanctions qui touchent au porte-monnaie et à l'image de l'entreprise afin d'avoir un effet dissuasif». Le lendemain, la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME) réagit et convient que “le travail clandestin est inadmissible tant sur un plan humain qu'économique”. Selon elle, “il est donc légitime de faire preuve de sévérité”.
Toutefois, il faut éviter les amalgames : “Il convient de distinguer les employeurs malhonnêtes et ceux ayant été l'objet de tromperies.” La Confédération considère qu’il n’est pas dans les responsabilités des patrons de PME de se transformer en spécialistes des faux papiers. Elle suggère alors que les sanctions ne soient pas appliquées de manière uniforme, sans tenir compte des circonstances. Dans le cas contraire, ce serait “forcément injuste et risquerait de constituer une double peine pour les entreprises”. L’idée? “Raisonner au cas par cas, en rejetant les solutions simplistes telles que les régularisations massives, en privilégiant au contraire, la dimension humaine.”