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Trois quarts des PME innovantes seraient déjà fragilisées par la crise

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C'est ce qu'a affirmé au Figaro.fr, Emmanuel Leprince, délégué général du Comité Richelieu, qui regroupe plus de 250 PME de haute technologie.

La crise financière toucherait de plein fouet les PME françaises innovantes, et ce malgré le plan d'aide de 22 milliards d'euros débloqué par l'État. C'est en tout cas l'analyse d'Emmanuel Leprince, délégué général du Comité Richelieu, une organisation qui regroupe plus de 250 PME innovantes. Dans une interview du Figaro.fr, il explique que "trois quarts des [PME de haute technologie] s'estiment déjà fragilisées par la crise". Cette constatation est tirée d'un sondage réalisé auprès de 400 PME, dites de croissance, employant chacune 60 personnes en moyenne.

Selon cette étude, 51 % d'entre elles constatent des difficultés dans leurs relations avec les banques. "Concrètement, des banques ne répondent pas aux demandes de crédits. Pas de retour, ni téléphonique, ni par mail. Certaines entreprises se heurtent à un mur du silence. (...) Quant aux découverts, ils ne sont parfois plus autorisés", explique Emmanuel Leprince. Enfin, le délégué général du Comité Richelieu estime que les plus gros points de blocage viennent des commandes, "car décrocher un contrat est plus important qu'obtenir un prêt bancaire." Il souhaite donc que la France mette en place un "small business act" (SBA) identique à celui des États-Unis car les PME hexagonales n'auraient accès qu'à 12 % des marchés publics.