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Un plan d'urgence de plus d'un milliard d'euros en faveur des jeunes

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Le "plan d'urgence" présenté par Nicolas Sarkozy prévoit d'octroyer des avantages financiers aux entreprises qui accueillent des apprentis ou embauchent des jeunes en contrat de professionnalisation.

Le "plan d'urgence", présenté par Nicolas Sarkozy vendredi 24 avril, comprend plus d'un milliard d'euros d'aides de l'État aux entreprises recrutant des moins de 25 ans. Il prévoit d'octroyer des avantages financiers aux entreprises recrutant des apprentis ou embauchant un jeune en contrat de professionnalisation. Concrètement, les entreprises, quelle que soit leur taille, qui recruteront à partir du 24 avril des jeunes en contrat d'apprentissage, seront exonérées de charge jusqu'en juin 2010. Celles de moins de 50 salariés recevront une prime de l'État pour chaque embauche supplémentaire. Les Régions devront également mettre en place des “stages de formation concrets” dans des métiers porteurs. En outre, les stages d'une durée supérieure à deux mois (contre trois aujourd'hui) seront eux aussi désormais rémunérés 400 euros par mois. Et toute entreprise qui embauchera d'ici à fin septembre un stagiaire en contrat à durée indéterminée touchera une aide qualifiée de «sympathique» par le président. Enfin, le nombre de contrats initiative emploi (CIE) destinés aux jeunes de moins de 26 ans dans les entreprises sera doublé. Laurence Parisot, présidente du syndicat patronal, a indiqué dans un communiqué qu'elle approuvait "sans réserve le plan pour l’emploi des jeunes". Le Medef estime qu'en "privilégiant l'alternance", le président de la République a fait le « choix de l'entreprise pour donner les moyens à chacun de participer activement à l'économie de notre pays.» Enfin, la patronne du Medef, Laurence Parisot a souligné que «c’est par la mobilisation et la coopération de tous – gouvernement, régions, entreprises, organisations syndicales, centres de formation – que nous parviendrons à offrir aux jeunes générations, qui sont l’avenir de la France, des perspectives d’espoir et de confiance dans le futur». Même son de cloche à la CGPME qui s’est réjouie «de voir ériger la professionnalisation en priorité gouvernementale. Avoir un pied dans l'entreprise est le meilleur moyen de se faire embaucher», indique le syndicat patronal dans un communiqué daté du vendredi 24 avril. La CGPME estime qu'«exonérer de charges l'embauche d'un apprenti est notamment une mesure simple et efficace». De même, la prime pour les contrats de professionnalisation, dont la Confédération est à l'origine, «incitera les PME à souscrire des contrats de ce type». L'organisation «consciente de l'effort important que représente pour une petite entreprise l'embauche d'un jeune en formation» souhaite, comme cela se pratique déjà dans le secteur public, permettre l'engagement d'un jeune en formation à rester dans l'entreprise pour une durée au moins équivalente à celle de sa formation. "Cela complèterait utilement les mesures annoncées."