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Échec des négociations sur la pénibilité au travail

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Depuis 2005, syndicats et patronat tentaient de trouver un accord pour tenir compte de la pénibilité du travail dans l'âge de départ en retraite. La balle est dorénavant dans le camp du gouvernement.

Un ouvrier a moins de chance de profiter de sa retraite qu'un cadre, avec lequel il a un écart d'espérance de vie de cinq à sept ans, c'est statistique. Et ce n'est pas cet état de fait qui divise le patronat et les syndicats mais plutôt les solutions à mettre en place pour tenir compte de la pénibilité du travail (bruit intense, vibrations, port de charges lourdes, etc.). Une négociation qui dure depuis 2005.
De leur côté, les syndicats souhaitaient un dispositif de retraite anticipée pour les ouvriers ayant occupé des postes pénibles. Quant au patronat, il privilégiait un aménagement du temps de travail sous forme d'un mi-temps payé 60 % de l'ancien salaire, à condition que l'État paye les 40 % complémentaires, et ce, durant les deux ou trois dernières années d'activité. Le patronat, ne souhaitant pas se retrouver face à de nouveaux régimes spéciaux de retraite, a décidé que le temps de la négociation était révolu. Au ministre du Travail, Xavier Bertrand, donc de récupérer la patate chaude…