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Être maître d'apprentissage : un bénéfice plus personnel que professionnel

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À l'occasion des 3e Assises de l'apprentissage, la chambre de commerce de Paris a réalisé une enquête auprès de maîtres d'apprentissage d'Île-de-France sur la perception qu'ils ont de leur fonction.

Quel est le visage du maître d'apprentissage et quelle perception a-t-il de son rôle ? C'est pour répondre à ces questions que la chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP) a réalisé une enquête, à l’occasion des 3e Assises de l’apprentissage et de la remise des Prix des maîtres d’apprentissage, auprès de maîtres d’apprentissage d'Île-de-France.

Le maître d’apprentissage, employeur ou salarié de l’entreprise, est la personne chargée de former l’apprenti, de lui transmettre un savoir et de lui apprendre son futur métier. Il doit être titulaire d’un diplôme ou titre dans le domaine professionnel de l’apprenti ou posséder une expérience de 5 ans minimum dans l’activité. Son engagement repose sur le volontariat.
60 % des maîtres d’apprentissage interrogés exercent cette fonction depuis plus de 3 ans, 30 % d’entre eux depuis plus de 6 ans. Dans les entreprises de moins de 10 salariés, les apprentis formés sont majoritairement de niveau CAP à Bac professionnel. Dans les entreprises de plus de 250 salariés, 70 % sont de niveau BTS ou licence professionnelle. 9 maîtres d’apprentissage sur 10 déclarent qu’ils souhaitent poursuivre cette mission et 40 % estiment nécessaire pour eux-mêmes de se former, notamment dans le domaine de la pédagogie et du management.

Parmi les autres bénéfices soulignés par les maîtres d’apprentissage, on note l’intégration de nouvelles générations dans l’entreprise et la capacité de celle-ci à assumer son rôle social de formateur pour les jeunes. Enfin, cités en dernier seulement, le rôle d’ouverture à l’international et l’apport de connaissances en matière d’innovations techniques. 80 % des maîtres d’apprentissage estiment que l’apprenti rapporte autant qu’il coûte et que sa présence ne perturbe pas l’organisation et la productivité des services.

Héritage du compagnonnage, la fonction du maître d’apprentissage est avant tout considérée comme la transmission d’un savoir-faire. 99 % d’entre eux déclarent comme bénéfice premier le fait de pouvoir contribuer à la réussite professionnelle d’un jeune. La possibilité de transmettre leur savoir arrive en deuxième position (96 %), suivie de la confrontation aux nouvelles générations (81 %). Pour un maître d’apprentissage sur deux, si cette fonction permet d’acquérir de nouvelles compétences managériales, celles-ci ne sont pas ou peu valorisées dans l’entreprise.

Les maîtres d’apprentissage ayant eu une expérience de l’international – majoritairement par l’accueil d’apprentis étrangers – ne représentent que 7,4 %. Ils déclarent ne pas avoir rencontré de difficultés particulières, que ce soit dans la gestion des échanges (77 %), sur la pratique des langues (80 %), sur la maîtrise de la réglementation (85 %) et du financement (87 %). Plus étonnant, seul un maître d’apprentissage sur trois ayant eu une expérience de la mobilité, déclare être prêt à renouveler l’expérience.