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Ose Pharma invente le traitement de demain contre le cancer du poumon

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La start-up biopharmaceutique Ose Pharma finalise le développement d'un nouveau traitement thérapeutique contre le cancer du poumon. Après avoir obtenu son premier brevet européen en février, elle prépare une levée de fonds de 5 millions d'euros.

Ose Pharma invente le traitement de demain contre le cancer du poumon

Une start-up déclare la guerre au cancer du poumon. Moins d'un an après sa création, Ose Pharma vient de décrocher son premier brevet européen début février 2013. Un précieux sésame qui va donner à cette jeune entreprise biopharmaceutique une arme supplémentaire pour protéger et développer son traitement thérapeutique prometteur jusqu'en 2024.

Pour ce faire, Ose Pharma s’appuie sur un produit d’immunothérapie visant le cancer du poumon dit  "non à petites cellules". Cette forme de cancer du poumon représente plus de 80 % des cas déclarés. « Concrètement, notre combinaison brevetée stimule les défenses de l'organisme pour que celui-ci lutte contre la tumeur, explique l’immunologiste Dominique Costantini, directrice générale et co-fondatrice d’Ose Pharma aux côtés d’Émile Loria, une autre pointure de l’univers de la biotechnologie. Le précédent essai clinique du produit, réalisé lors de la phase II sur des patients, pour la majorité à un stade très avancé de la maladie, a augmenté la durée de survie moyenne de 8 à 17 mois. Des résultats très prometteurs pour la suite. »

OSE PHARMA

Activité
Recherche biopharmaceutique
Ville
Paris (XIVe arr.)
Forme juridique
SA à conseil d’administration
Dirigeants
Émile Loria, 63 ans, Dominique Costantini, 58 ans
Date de Création
Mai 2012
Effectif
7 personnes
CA 2012
NC

Si la start-up voit le jour en mai 2012, les recherches commencent au début des années deux mille. À l’origine, les premiers essais sont réalisés par la société américaine Epimmune, portée par Émile Loria, qui a consacré 100 millions d'euros en R&D. La technologie mise au point est acquise par le groupe japonais Takeda en 2009. Pour poursuivre les tests, Ose Pharma négocie deux ans plus tard un accord de développement avec le laboratoire japonais. Et la suite, on la connaît.

Ose Pharma aujourd’hui

Basée à la pépinière de l'hôpital Cochin à Paris, la jeune société est actuellement portée par sept personnes dont quatre à San Diego, aux États-Unis. « Nous avons recruté l’équipe américaine qui a initialement développé le produit, précise Dominique Costantini. Nous allons débuter l’étude de phase III du processus, dernière étape avant d’obtenir une autorisation de mise sur le marché (AMM). »

L’objectif est donc aujourd’hui de finaliser le développement clinique du traitement avec des essais d’envergure sur des patients recrutés à travers le monde.

Elle a par ailleurs récemment obtenu le statut légal de médicament orphelin aux États-Unis ce qui va lui permettre d'accélérer le processus.

Son business model

La start-up espère déboucher sur une industrialisation rapide du produit. Le traitement aura ensuite vocation à être commercialisé auprès des centres hospitaliers à travers le monde.

Ses projets

Afin de financer la dernière étape, la start-up compte lever 5 millions d’euros auprès d’investisseurs. Ose Pharma se donne trois à quatre ans pour lancer la phase de commercialisation. Elle démarrera notamment avec un avantage de taille, lié au statut de médicament orphelin : une exclusivité commerciale de 7 ans sur le sol américain.