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V'Lec, le vélo électrique en route vers le made in France

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Après un périple aux USA, Augustin Charlot, jeune jurassien de 27 ans, décide de lancer, en avril 2011, le V'Lec. Un vélo non seulement électrique, mais également ultraléger et pliable. Cerise sur le gâteau : cette start-up s'apprête à lancer la production de son deux-roues en France.

V'Lec, le vélo électrique en route vers le made in France

Léger, pliable et électrique. Le V’lec ne fait pas le café, mais ce vélo de 9 kg possède tout de même pas mal de qualités ! C’est à la suite d’un périple à vélo entre New York et San Francisco qu’Augustin Charlot, jeune Jurassien de 27 ans, imagine ce vélo pas comme les autres. Il souhaite ainsi rendre accessible sa passion pour le cycle et les voyages au plus grand nombre, même aux plus récalcitrants. Sa rencontre avec son associé Claude Giraud, lui aussi jurassien, très investi en politique et dans les questions de mobilité, l’aide à formaliser son concept. Le projet prend forme en avril 2011, avec la création de WILL, société qui développe le V’Lec.

Dès qu’il a commencé à penser au projet, Augustin Charlot avait en tête l’idée d’une production française. "Mais ce n’est pas forcément simple. Le projet nécessitait des compétences qui n’étaient pas alors présentes en France pour concevoir notre vélo à assistance électrique (VAE). Avec 20 millions de VAE en Chine, le pays nous a apporté un savoir-faire. Et ce fut un véritable tremplin. Ce n'est donc pas le coût qui nous a amenés à travailler en Chine", commente le dirigeant.

Il a fallu ensuite lancer tout un processus coûteux d’homologation pour avoir le droit de commercialiser le vélo en France. Rien que le prix des tests a représenté 10 000 euros. La première année a donc été assez lourde en investissements. "Mais nous voulions faire les choses bien dès le début", précise Augustin Charlot.

Augustin Charlot, sur les routes du Jura avec son V'Lec.

Son business model

Deux canaux de distribution sont retenus : la vente en ligne sur le site Vlec-cycles.com et des vélocistes indépendants.

Pour doper les ventes d’un vélo assez onéreux (à partir de 1 080 euros TTC), la start-up met en avant les subventions accordées par certaines collectivités, pouvant aller jusqu’à 400 euros.

V’Lec aujourd’hui

À l’heure actuelle, V’Lec est distribué dans 35 points de vente. "Pour l’instant, nous voulons garder une maîtrise de la production, c’est pourquoi nous ne visons pas la grande distribution", explique Augustin Charlot. Pour approvisionner ces distributeurs, le jeune entrepreneur continue de se rendre en Chine afin d’assurer une production d’appoint.

Ses projets

L’entreprise vise 50 distributeurs avant la fin de l’année et 70 fin juin (clôture de l’exercice commercial). Le marché français est une priorité, mais Will s'intéresse aussi à la Belgique, la Suisse, l’Allemagne et les Pays-Bas, royaumes de la petite reine.

Mais le grand projet d’Augustin Charlot, c’est le lancement de la production du V’Lec en France, qu’il espère pour mars 2013. Reste que le made in France relève du parcours du combattant. Difficile de trouver l’usine pour la fabrication du modèle. L’entrepreneur est actuellement en phase de prospection.

Au final, ce choix du made in France devrait être un argument de poids. Même le ministre du Redressement productif n’hésite pas à s’afficher en marinière Armor Lux, un robot Moulinex à la main. À quand Arnaud Montebourg en V’Lec ?

WILL - Carte d'identité

Activité : Production de vélos
Ville: Montrond (Jura)
Forme juridique : SARL
Fondateurs : Augustin Charlot (27 ans) et Claude Giraud (59 ans)
Date de création: Avril 2011
Effectif : deux personnes
CA prévisionnel juin 2013 : 420 000€