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2002-2012 : une décennie mouvementée pour les PME françaises

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Emploi, innovation, exportations… Quelle est la contribution des PME à l'économie française depuis le début des années 2000 ? Le groupe KPMG s'est penché sur la question à l'occasion du salon Planète PME, qui se tiendra au Palais des Congrès à Paris, le 28 juin.

2002-2012 : une décennie mouvementée pour les PME françaises

Le 28 juin prochain, le salon Planète PME, organisé par la CGPME, soufflera ses 10 bougies au Palais des Congrès à Paris. À cette occasion, le groupe KPMG revient sur les évolutions majeures qui ont marqué l’univers des PME ces dix dernières années.

Premier enseignement, et pas des moindres étant donné la conjoncture, les PME contribuent grandement à la création d’emplois. Les entreprises de 50 à 99 salariés sont notamment les sociétés qui ont le plus embauché sur les 10 dernières années. Leurs effectifs ont ainsi augmenté de plus de 10 %, contre 4 % toutes tailles confondues. À noter que sur les 2,8 millions d’emplois créés en France depuis 20 ans, 2,3 millions l’ont été par des PME.

95 % des entreprises exportatrices
Néanmoins, la crise n’a pas épargné les petites entreprises, en particulier sur le front des exportations. Elles représentent ainsi 95 % des entreprises exportatrices. Pourtant, leur nombre est passé de 100 000 en 2002 à 88 000 en 2010. Et sur un montant total des ventes de 400 milliards d’euros en 2010, elles en génèrent à peine 150 milliards. Une tendance qui repart toutefois à la hausse depuis 2009 (source : douanes).

Par ailleurs, alors que 70 % des dirigeants de PME affirmaient réaliser des investissements dans le développement de leur entreprise en 2005, ils ne sont plus que 55 % dans le même cas en 2011. En cause notamment, le resserrement de l’accès au crédit bancaire.

L'innovation, clé du développement
Dans ce contexte peu favorable, près des trois quarts des dirigeants de PME de croissance misent sur l’innovation pour se développer. Les PME constituent à ce titre plus de la moitié des dépôts de brevets (avec une augmentation de 18 % sur les trois dernières années) (source : Oséo - Rapport 2011).

Néanmoins, les dépenses intérieures en R & D restent encore majoritairement du ressort des ETI et grandes entreprises, les PME représentant moins de 30 % du montant total de ces dépenses (source : ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche - 2009).