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Jean-François Roubaud (CGPME) : “Le gouvernement fait un pas en avant, deux en arrière”

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À l'occasion de ses vœux, le 16 janvier 2013, le président de la confédération générale des PME a distribué les bons et mauvais points à l'équipe de Jean-Marc Ayrault.

Jean-François Roubaud (CGPME) : “Le gouvernement fait un pas en avant, deux en arrière”

 Jean-François Roubaud, président de la Confédération générale des PME (CGPME), a présenté ses voeux le 16 janvier 2013. L'occasion d'affirmer les convictions de l'organisation patronale et de commenter les dernières décisions prises par l'Etat.

L'alternance politique

"Durant la période électorale la CGPME a joué le rôle qui est le sien : informer les chefs d’entreprise sur les enjeux fondamentaux et sur les propositions économiques et sociales des différents candidats, commence-t-il son discours. Il est d’ailleurs à cet égard intéressant de noter que nos adversaires nous ont, tour à tour, accusés d’être sarkozystes lorsque nous approuvions certaines mesures proposées par le gouvernement précédent, lepénistes lorsque nous avons invité -au même titre que M. Mélenchon qui ne nous a pas fait l’honneur de sa visite- Madame Le Pen, et plus récemment hollandistes lorsque nous avons salué la prise de conscience par le gouvernement actuel de la nécessité d’améliorer la compétitivité des entreprises françaises.

Les mauvaises mesures

Jean-François Roubaud n'a pas manqué de tacler l'actuel gouvernement. "Dans ces TPE/ PME patrimoniales, il n’est pas logique, comme on a pu le penser un temps à l’occasion de la dernière loi de Finances, de distinguer le dirigeant et son entreprise, d’imaginer que l’on peut taxer les uns sans que cela ait des conséquences sur les autres", a-t-il estimé. Le président de la CGPME a assuré également qu'"alléger les charges d’un côté tout en les alourdissant de l’autre ne présente guère d’intérêt : l’actualité récente sur l’augmentation de la Cotisation foncière des entreprises (CFE) est venue cruellement nous rappeler que le principe des vases communicants fonctionne à plein en matière fiscale", a-t-il explicité fustigeant parallèlement la politique du "un pas en avant, deux pas en arrière". Ses exemples : "un jour aider l’industrie automobile en difficulté et le lendemain plafonner le barème de remboursement des indemnités kilométriques, un jour instaurer une aide pour les entreprises embauchant dans le cadre d’un contrat de génération, alors que la veille on a augmenté la cotisation vieillesse pour financer le départ à la retraite à 60 ans d’une minorité de salariés".

S'agissant de l’accord sur la sécurisation du marché du travail conclu la début janvier entre patronat et syndicat, Jean-François Roubaud persiste à penser que l’augmentation des cotisations chômage pour certains CDD est "une mauvaise idée qui ne créera pas un emploi supplémentaire". 

Les bonnes mesures

Le président de la CGPME se félicite de la mise en place d’un crédit impôt compétitivité emploi (CICE) qui "contribuera à alléger le coût du travail" ainsi que de la future banque publique d'investissements qui "permettra de mieux organiser l’accès au financement". Le récent lancement du dispositif de garantie aux PME pour les crédits de trésorerie, est qualifié d'"oiseau de bon augure".

L'intégralité du discours de Jean-François Roubaud se trouve sur le site de la CGPME.