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La variation des taux de change freine le développement des PME à l'export

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Le manque de sécurité des paiements est le deuxième handicap cité par les chefs d'entreprise, selon une étude réalisée par l'assureur-crédit Euler Hermes.

Les PME veulent grandir à l'export. Elles sont 86% à estimer que leurs perspectives commerciales à l’étranger, à l’horizon de 12 mois, sont favorables. C'est ce qu'indique une enquête de l'assureur-crédit Euler Hermes publiée le 25 novembre. Pour accélérer leur développement, les entreprises ciblent plus particulièrement les marchés émergents. Elles sont d'ailleurs 20% à accroître leur développement ou à concentrer leurs efforts à l’export dans les BRIC (Brésil, Russie, Inde et Chine).

Seul hic? Les PME rencontrent des freins dans leur développement à l'export. Le premier concerne la volatilité des taux de change, notamment celui de l'euro par rapport au dollar. Il handicape en effet la compétitivité des sociétés françaises hors zone euro. Le deuxième frein important: le manque de sécurité des paiements dans les pays étrangers. "Une insécurité qui regroupe à la fois les risques de défaillances des contreparties, les risques pays et les risques plus opératoires (moyens de règlements, délais de paiement, recouvrement...)", souligne l'enquête.

Enfin, l'étude souligne que les PME fortement exportatrices (plus de 50% de leur chiffre d'affaires réalisé à l'étranger) sont plus solides que leurs homologues travaillant uniquement en France. De fait, leur taux de défaillances est plus faible que celui des sociétés non exportatrices.