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Laurence Parisot craint un « étranglement programmé » des entreprises

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La présidente du Medef, Laurence Parisot, s'est montrée très inquiète de la situation des entreprises françaises et du programme du nouveau gouvernement de Jean-Marc Ayrault, lors de sa conférence de presse, mardi 19 juin. En ligne de mire, les hausses à craindre des taxes et cotisations.

Laurence Parisot le 19 juin à Paris

Laurence Parisot le 19 juin à Paris

« De partout remontent les mêmes informations : effondrement des marges, chute des carnets de commande, points de tension sur les trésoreries, projets d'embauche gelés, projets d'investissements suspendus voire annulés… Il faut que le nouveau gouvernement prenne la mesure des circonstances », a insisté très solennellement Laurence Parisot, ce mardi 19 juin, à son retour du Mexique où s’est tenu le « B20 », sommet des représentants patronaux à Los Cabos, en amont du G20.

Lors de sa conférence de presse mensuelle, la présidente du Medef a tenu un discours pour le moins alarmiste. À plusieurs reprises, elle a exprimé son « inquiétude immense » concernant la dégradation de la situation des entreprises sur fond de crise de la zone euro. « Parmi les chefs d’entreprises, l’angoisse est palpable », a-t-elle signalé d’un ton grave.

Les TPE/PME premières pénalisées
Plusieurs mesures du programme économique et social du gouvernement de Jean-Marc Ayrault préoccupent particulièrement la patronne des patrons. En ligne de mire, elle pointe les hausses à craindre du côté des prélèvements obligatoires et des cotisations pour les entreprises (taxation des dividendes, augmentation des cotisations accidents du travail - maladie professionnelle dites AT-MP…).

D’après elle, « ces augmentations ne seront pas supportables longtemps » et devraient également décourager les investisseurs. Sans oublier l'augmentation du Smic qui constitue « un risque pour l’emploi ». « Nous avons peur d’un étranglement programmé », lâche Laurence Parisot. Celle qui se revendique fervente défenseur de la « PME attitude », affirme que les TPE/PME seraient les premières pénalisées par de telles orientations. « Attention à ne pas fermer le pays en une sorte d’enclave déconnectée de l’économie de marché », a martelé la présidente du Medef. 

« Un climat de survie »
« Je ne veux pas que les entreprises françaises marchent sur le tapis rouge de monsieur Cameron », lâche Laurence Parisot, interrogée sur la récente déclaration du Premier ministre britannique. Ce dernier s'était dit prêt, lundi 18 juin, à dérouler le tapis rouge à ceux qui fuiraient l'impôt en France.

C’est ainsi dans un « climat de survie » que le Medef aborde la Grande conférence sociale qui aura lieu les 9 et 10 juillet prochains. À l'ordre du jour, 7 tables rondes auxquelles participeront partenaires sociaux et représentants du gouvernement. Même si Laurence Parisot se dit ouverte à la négociation, elle l'affirme : « Nous resterons vigilants et fermes sur nos convictions ».

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Source MEDEFtv