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Les lauréats de la Bourse du rêve de l'entrepreneuriat sont…

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Corentin de Chatelperron, Philippe Green et Antoine Soive sont les trois lauréats de la Bourse du rêve de l'entrepreneuriat. Leurs trois projets d'entreprise axés autour du développement durable ont été récompensés le 23 juin en Suisse, lors du Zermatt Summit.

Les lauréats de la Bourse du rêve de l'entrepreneuriat sont…

Corentin de Chatelperron, Philippe Green et Antoine Soive ont un point commun : un projet entrepreneurial de création en lien avec le développement durable. La Bourse du rêve de l’entrepreneuriat a distingué leurs engagements le 23 juin à Zermatt (Suisse), à l’occasion du Zermatt Summit. Environ 200 personnes ont participé à l'événement. Outre les dotations financières (6 000 € pour le premier, 3 000 € pour les deux suivants et 15 000 € de dotations en nature), les finalistes vont bénéficier d'un programme de coaching d'un an. Le concours a été organisé par DreamShake, le Centre des jeunes dirigeants (CJD) ainsi que les fondations Ecophilos et Zermatt Summit. Coup de projecteur sur ces trois entrepreneurs qui ont de la suite dans les idées.

Première place : Gold of Bengal, Corentin de Chatelperron
À la recherche de l’or vert

L’histoire de Gold of Bengal débute en 2009. Corentin de Chatelperron, jeune ingénieur de 28 ans, participe à la construction d’un bateau en fibre de jute lors d’une mission humanitaire au Bangladesh. À la fois résistante, écologique et peu coûteuse, cette plante offre des opportunités notables pour le secteur de la construction navale et l’amélioration des conditions de vie des cultivateurs locaux. En 2010, Corentin se lance un défi : créer la première filière de fabrication industrielle de fibre de jute, sur la base de ses expérimentations. « Nous finalisons actuellement la fabrication de machines servant à sa production industrielle », raconte Corentin de Chatelperron. Le projet mobilise quatre personnes à plein temps. Il est porté par l’association Watever, qui aide les populations démunies sur les rives des océans et des fleuves. Il devrait déboucher d’ici à 2013 sur la création d’une entreprise sociale sur place. Corentin se met en quête de fonds à hauteur de 100 000 euros d’ici là.

Deuxième place : Ecofrugal Project, Philippe Green
Être écofrugal, ça rapporte !

Vivre mieux en consommant et en dépensant moins. Tel est le leitmotiv de l’écofrugalité, concept créé par Philippe Green. À 37 ans, cet ancien conseiller financier défend l’Ecofrugal project, qui propose des solutions économiques pour réduire son empreinte environnementale au quotidien. Sur le site du projet, Philippe Green met en ligne un écocalculateur qui chiffre les économies réalisées en gaspillant moins et des fiches pratiques, rassemblées depuis peu dans un e-book (9,99 €). « Aborder l'écologie sous l'angle économique me semble la meilleure manière de sensibiliser les gens à cette cause », explique Philippe Green. L'idée est ainsi de fédérer une communauté d'internautes actifs autour du projet. Prochaine étape, la création d’une entreprise sociale d’ici à la fin de l’année. S’ensuivront, il l’espère, des partenariats avec des chaînes de télévision et des missions de conseil auprès des entreprises et des collectivités.

Troisième place : Drôle de pain, Antoine Soive
Une boulangerie solidaire pétrie de bonnes intentions

Pour créer sa boulangerie Drôle de pain, à Montpellier, Antoine Soive peaufine une recette bien à lui. Il souhaite fonder une entreprise d’insertion et de reconversion professionnelle pour les personnes éloignées de l’emploi. Il compte ainsi mettre en place un accompagnement personnalisé de ses salariés, axé notamment sur un programme de formation. Son projet s’inscrit aussi dans une démarche de développement durable (récupération de mobiliers chinés, produits d’entretiens bio, approvisionnement local, sélection de farines de qualité…). Ajoutez à cela la réhabilitation du savoir-faire boulanger traditionnel, qui est une autre priorité pour le jeune entrepreneur de 28 ans. « Le secteur de la boulangerie est un domaine d'activité très rentable. Je veux démontrer que ce modèle économique centré sur l'humain, le respect de l'environnement et la qualité des produits est viable », raconte Antoine Soive. Pour l’heure, il espère lever un peu plus de 310 000 euros pour ouvrir sa boulangerie d’ici à la fin de l’année. Il espère recruter sept personnes dans les mois à venir.


Projet "Drôle de pain" - Boulangerie solidaire -... par Antoine Soive