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Banques et TPE: des relations au beau fixe

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Qui aurait pu le croire en temps de crise? Plus de deux tiers des dirigeants de TPE qualifient de "satisfaisante" voire de "très satisfaisante" la relation qu'ils entretiennent avec leur partenaire financier. C'est ce que révèle une enquête exclusive de la FCGA.

Près des ¾ des entrepreneurs affirment que la mauvaise conjoncture n'a pas altéré la qualité de leur relation bancaire, selon une enquête FCGA.

Près des ¾ des entrepreneurs affirment que la mauvaise conjoncture n'a pas altéré la qualité de leur relation bancaire, selon une enquête FCGA.

Satisfaisante voire très satisfaisante. C'est la note attribuée par plus des deux tiers des dirigeants de TPE (68,4%) à leurs banques. C'est ce que révèle une enquête exclusive de la Fédération des centres de gestion agréés (FCGA) sur les relations entre les TPE et les banques publiée le 04 juillet. La proportion des dirigeants de TPE qui se réjouissent de la qualité de ce climat relationnel s'accroît même sensiblement par rapport à l'enquête menée en 2010 (64,3%) sur le même thème. Un peu plus d'un entrepreneur sur cinq (21,2%) estime que la relation qu'il entretient avec son banquier est "moyenne". Tandis qu'elle est "peu ou pas du tout satisfaisante" pour 10,4% des petits patrons questionnés.

En moyenne, 76% des demandes de concours bancaires formulées au cours des 18 derniers mois ont été satisfaites. Même si le taux de réponses positives chute par rapport à notre précédente enquête, les établissements bancaires répondent favorablement aux TPE dans la grande majorité des cas.

En tête, ce sont les prêts pour financer l'investissement qui recueillent le plus d'accords (82%, contre 87,1% en 2010). Un peu moins de 80% des demandes de découvert (contre 83,8% en 2010) sont acceptées. Tandis que moins des ¾ (73,8%) des démarches visant à maintenir les lignes de crédit sont satisfaites (contre 78,7% en 2010). Les prêts pour restructuration sont octroyés dans 61,1% des cas (contre 70,7% en 2010).

L'impact sensible de la crise

Près des ¾ des entrepreneurs interrogés (71%) affirment toujours que la mauvaise conjoncture n'a pas altéré la qualité de leur relation bancaire. En 2010, ils étaient plus nombreux (78%) à faire ce même constat. Soit une perte de six points au cours de ces trois dernières années. La persistance de la crise économique et son impact redoutable sur les trésoreries des petites entreprises expliquent probablement ce résultat.

Dernier enseignement de cette enquête: les petits patrons pointent du doigt un déficit d'information, concernant notamment le "Single Euro Payments Area" (SEPA). Un dirigeant sur dix seulement déclare avoir été informé des conséquences des nouvelles normes de virement et prélèvement bancaires SEPA sur leur activité. Ce nouveau dispositif européen entrera en vigueur dans quelques mois, à savoir le 1er février 2014. La migration informatique des moyens de paiement et des outils de gestion que doivent réaliser les professionnels pour se conformer au système SEPA implique pourtant des investissements parfois lourds.

Méthodologie: chaque mois, près de 70 centres de gestion agréés répartis sur l'ensemble du territoire national, transmettent les chiffres d'affaires de leurs adhérents à la Fédération. Un questionnaire est parallèlement adressé chaque trimestre à près de 2 000 petites entreprises représentatives, permettant d'établir le baromètre du moral des dirigeants.