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Compétitivité rime avec baisse du coût du travail

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Pour près des deux tiers des membres d'Oséo Excellence, la principale mesure pour renforcer leur compétitivité serait une baisse du coût du travail. Présentation des résultats de l'étude.

Pour plus de 65 % des membres de la communauté Oséo Excellence* (2 000 entrepreneurs dotés d'un fort portentiel de croissance), la principale mesure pour renforcer leur compétitivité serait une baisse du coût du travail. Ce constat ressort d'une étude publiée le 16 mars. Dans ce cadre-là, ces derniers ont été interrogés sur les besoins prioritaires pour renforcer leur compétitivité. Diminuer le coût du travail serait à la fois un gage d’amélioration de la compétitivité, notamment à l’international, et d'une plus grande stabilité des emplois en période de transition. Plusieurs entrepreneurs indiquent même que la baisse des charges sur salaires pourrait être liée à la baisse des aides à l’embauche : pour eux, la meilleure aide, c’est le moindre coût.

L'allègement des contraintes administratives
Réduire les contraintes administratives constitue également une forte préoccupation : ces contraintes sont en effet, pour eux, très consommatrices d’énergies. Ils font remarquer que la croissance des entreprises fait franchir les différents "seuils", 10 personnes, puis 50, 250…, qui génèrent des contraintes administratives contrariant cette croissance. L’allègement de l’impôt sur les sociétés sur les résultats reportés serait une excellente mesure pour renforcer les fonds propres et, donc, faciliter le financement de la recherche, de l’export et du développement. C’est là aussi une préoccupation constante des entreprises.
En outre, les coûts administratifs et fiscaux sont lourds et leur traitement aussi : il y a une forte demande pour pouvoir s’acquitter des différentes charges et taxes en un seul paiement, voire en deux : un fiscal et un social.
Dans le même ordre d’idée, le bulletin de paie pourrait être simplifié. Celui-ci pourrait être réduit à cinq lignes, sans distinguer les charges patronales des charges salariales.

L’accès aux dispositifs d’aides diverses, à l‘export, à l’investissement, à l’emploi, etc., est extrêmement dispersé. Les PME ont le sentiment que, devant cette complexité, elles sont moins bien armées que les grandes entreprises pour trouver les "guichets", monter les dossiers, et ainsi bénéficier des aides qui sont pourtant davantage déterminantes pour les PME.

Enfin, la stabilisation des règlements, législations, dispositions fiscales, redonnerait confiance dans les mesures annoncées. Cela permettrait de « ne pas avoir besoin d’acheter les quotidiens pour savoir ce qui a changé par rapport à hier », confie un entrepreneur.

*Lancée en février 2010, Oséo Excellence compte aujourd’hui 2 000 entrepreneurs, choisis par Oséo pour leur potentiel de croissance. Ces entreprises appartiennent essentiellement aux secteurs de l’industrie et des services. Si la majorité a plus de 10 ans, un quart a moins de 5 ans. 88 % d'entre elles sont innovantes et 65 % déclarent exporter.

Pour en savoir plus : www.excellence.oseo.fr