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La "banque de l'industrie" inaugurée dès la fin février

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Lors de son allocution télévisée du 29 janvier, Nicolas Sarkozy annonçait la création d'une banque de l'industrie dotée d'un milliard d'euros. Une annonce confirmée le 7 février par François Drouin, patron d'Oséo, la banque publique dans laquelle sera intégrée la banque de l'industrie.

Après l'annonce surprise de Nicolas Sarkozy du 29 janvier de créer une banque d'investissement dédié à l'industrie dotée d'un milliard d'euros, les équipes d'Oséo ont mis les bouchées doubles. D'autant que le président de la République a insisté pour que cette "banque de l'industrie" filiale à 100 % de la banque publique soit en fonction avant la fin du mois de février.

Un défi qu'entend bien relever François Drouin, président d'Oséo, qui présentait, mardi 7 février, le bilan de l'année 2011 et les perspectives pour 2012. Il a donc dessiné les contours d'Oséo Industrie, « dont l'objectif est de financer la filière industrielle afin de stopper l'hémorragie qui touche l'industrie française depuis plus de dix ans ». 

La dotation en capital d'un milliard d'euros représente un tiers des fonds propres d'Oséo, « un apport considérable », se réjouit François Drouin. Au total, Oséo Industrie représenterait donc une force de frappe de près de 25 milliards d'euros, en comptant la participation des autres banques partenaires.

Les prêts d'Oséo Industrie prendront la forme de prêts participatifs, les "Contrat de développement participatif Industrie" (CDP Industrie), qui viendront renforcer les entreprises industrielles en quasi fonds propres. Les CDP existent déjà chez Oséo, mais ceux délivrés par Oséo Industrie seront mieux dotés – fourchette de 100 k€ à 5 M€ contre 300 k€ à 3 M€ pour les CDP classiques – et sur des périodes plus longues – 8 ans au lieu de 7.

Plus d'aisance d'Oséo sur les autres secteurs

Les financements qu'accordait déjà Oséo aux entreprises industrielles représentaient environ 40 % de son activité. La création d'Oséo Industrie avec son propre capital permettra donc « de soulager l'activité d'Oséo sur les autres secteurs et de nous donner plus d'aisance », soulignait hier François Drouin.