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Les patrons de PME font grise mine

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Les dirigeants de PME sont inquiets pour l'économie française, selon la 11e édition du baromètre de KPMG et de la CGPME sur le financement et l'accès au crédit des PME. Le problème n° 1 ? La hausse des coûts ou des prix des fournisseurs.

La crise de la dette impacte le moral des patrons de PME. C'est l'enseignement de la 11e édition du baromètre* de KPMG et de la CGPME sur le financement et l’accès au crédit des petites et moyennes entreprises publié le 10 octobre. En effet, après avoir atteint en juin 2011 son niveau le plus bas depuis la création du baromètre, l’inquiétude des dirigeants de PME pour l’économie française est en forte hausse et atteint 85 % (+19 points par rapport à juin 2011). Ce sentiment est même partagé par 96 % des patrons dans le BTP.

Lorsqu’on les interroge sur la crise boursière, 62 % des chefs d’entreprises se déclarent inquiets, notamment dans l’industrie (65 %) et le BTP (73 %). Cette inquiétude est moins présente dans les structures de plus de 50 salariés (46%) et dans le commerce (50 %). Dans ce contexte, 45 % citent la baisse du chiffre d’affaires (+9 points) comme l’une des principales difficultés ressenties. Bien que moins citées qu’au trimestre précédent, la hausse des coûts ou des prix des fournisseurs représentent toujours la première difficulté des PME (59 %, -10 points). Les problèmes de trésorerie ou de financements concernent 29 % d’entre elles (+3 points), et les difficultés avec les assureurs crédit 6 % (+3 points).

Les conditions d’accès aux crédits plus difficiles
Dans ce contexte, trois dirigeants sur dix estiment que la situation économique actuelle a un impact négatif important sur les conditions d’accès aux crédits auprès de leurs banques. Cette opinion ne concernait que deux dirigeants sur dix en juin 2011. En conséquence, 26 % des chefs d’entreprise interrogés se restreignent dans leurs investissements et leurs demandes auprès de leurs banques (+3 points). Cette autocensure est moins marquée dans les entreprises de plus de 100 salariés (14 %) et dans le BTP (22 %).

Par ailleurs 71 % des PME continuent à faire face à au moins une mesure de durcissement des conditions de financement par les banques. Le financement avec des frais élevés ou à des montants plus faibles que souhaités affecte encore la moitié des PME (contre 48 % en juin 2011 et 45 % il y a un an), les demandes de garanties supplémentaires 34 % (-2 points) d’entre elles, et les demandes de cofinancements 31 %. L’expérience d’une réduction des crédits ou facilités de trésorerie reste citée par 27 % des chefs d’entreprises, mais est en recul (-5 points). Enfin, les délais d’acceptation trop longs concernent 23 % des PME (+ 3 points). Malgré ces difficultés qui persistent, la part des dirigeants envisageant d’examiner les conditions d’autres banques concurrentes diminue (40 %, -4 points). En revanche, 37 % (+4 points) envisagent de réexaminer leurs lignes de crédit.

*Méthodologie
- Échantillon de 402 dirigeants d’entreprises, représentatifs des entreprises françaises de 10 à 500 salariés.
- La représentativité de l’échantillon a été assurée par un échantillonnage raisonné sur les quotas (taille salariale, secteur d’activité, région) et un redressement selon les données INSEE.
- Les interviews téléphoniques du neuvième baromètre ont eu lieu du 14 au 20 septembre 2011.