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Les conditions d'accès au crédit restent chaotiques pour les PME

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Près d'un tiers des dirigeants de PME estime que la situation économique a des impacts négatifs importants sur les conditions d'accès au crédit, selon la 18e édition du baromètre KPMG-CGPME.

57 % des dirigeants de PME font face à une baisse de leur chiffre d'affaires, selon une étude KPMG-CGPME

57 % des dirigeants de PME font face à une baisse de leur chiffre d'affaires, selon une étude KPMG-CGPME

L'inquiétude des dirigeants de PME monte. Près d'un tiers (32%) se déclare même "tout à fait inquiet", contre 23 % il y a trois mois, selon la 18ème édition du baromètre KPMG-CGPME sur le financement et l'accès au crédit réalisé par l'Ifop. Corollaire de cet état d'esprit, la part des patrons de PME inquiets pour leur propre activité atteint 57%, contre 53% en mars 2013. La baisse du chiffre d'affaires est citée comme la principale difficulté, affectant désormais 57% des PME (+5 points par rapport à mars 2013) à un niveau jamais atteint depuis juin 2010.

Une forte hausse des besoins de financements liés à l'exploitation

Près d'un tiers (32%, -2 points) des dirigeants de PME estime que la situation économique a des impacts négatifs importants sur leurs conditions d'accès au crédit. En parallèle, les besoins en financements des PME augmentent et atteignent le niveau le plus haut depuis le début de l'année : 65% d'entre elles ont au moins un besoin de financement (+6 points sur trois mois), dont 44% pour financer l'exploitation (+6 points), et 32% pour financer des investissements (-1 point). Lorsqu'il s'agit de financer les investissements, les besoins de crédits s'orientent en priorité vers le remplacement ou l'entretien de l'exploitation (59%, -2 points). Les crédits pour des investissements d'équipements (véhicules, informatique...) restent stables (38%). En revanche, les besoins de crédits pour des acquisitions de développement et des crédits pour des investissements d'innovation connaissent tous deux une baisse et concernent respectivement 23% et 21% des dirigeants de PME.

Plus de 7 dirigeants sur 10 déclarent connaître au moins une mesure de durcissement de la part de leur banque. Parmi les mesures citées, le financement avec des frais élevés ou à des montants plus faibles que souhaités reste la principale difficulté ressentie par 41% des PME (-1 point). Viennent ensuite les demandes de garanties supplémentaires qui affectent 38 % des PME, les demandes de cofinancements, la réduction des crédits ou des facilités de trésorerie (24%, -2 points) et les délais d'acceptation de dossiers trop longs.

Le Cice fait face à un défaut de compréhension des dirigeants

Les patrons accueillent le dispositif du Cice (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) de différentes manières. Plus de la moitié (52%) des dirigeants de PME interrogés pense que cet outil ne concerne pas toutes les entreprises. Cette opinion est même partagée par 65% des dirigeants dans le BTP. En conséquence, ils ne sont que 43% à vouloir faire appel à ce dispositif. Toutefois, on note un intérêt plus vif pour le Cice dans les PME de 100 à 249 salariés et de 250 à 499 salariés, qui envisagent d'y avoir recours pour respectivement 79% et 78% d'entre elles. Parmi les principaux freins à son utilisation, le manque d'informations sur le dispositif est cité par six patrons de PME sur dix (60%), suivi par la complexité du dispositif (49%), et le risque de contrôle fiscal (11%).

Étude menée auprès d'un échantillon de 401 dirigeants d'entreprises, représentatifs des entreprises françaises de 10 à 500 salariés entre le 21 et le 18 mai 2013.