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Les patrons de TPE et PME observent un durcissement de l'accès au crédit bancaire

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L'ACFCI et la CCI de Paris ont sondé 600 dirigeants d'entreprises françaises sur leur situation financière. Taux d'intérêt plus élevés, garanties supplémentaires, allongement des délais de réponse : les banques se montreraient plus frileuses à leur accorder des prêts en 2012.

Les patrons de TPE et PME observent un durcissement de l'accès au crédit bancaire

Un premier trimestre 2012 plutôt morose pour les TPE et PME françaises. Le nombre des entreprises défaillantes ne cesse de croître (+27% des PME de plus de 50 salariés par rapport au premier trimestre 2011 selon le cabinet Altares). Les patrons n’anticipent par ailleurs pas d’amélioration du côté de leur situation financière à moyen terme.

Tel est le résultat d’une enquête menée par l’Assemblée des chambres françaises de commerce et d'industrie (ACFCI) et la CCI de Paris. Du 16 au 28 mars, 600 chefs d’entreprise de toutes tailles ont été interrogés sur leurs conditions d’accès au financement.

Les entreprises se tournent vers leurs clients et fournisseurs
Demandes de garanties supplémentaires, nouvelles contreparties, délais de réponse allongés, taux d’intérêt plus élevés, refus… Plus de la moitié des entreprises, dont une majorité de TPE, observent un resserrement du crédit bancaire, principale source de financement des entreprises françaises après l’autofinancement.

Pourtant, les trois quarts des PME et la moitié des TPE jugent aujourd’hui le niveau de leur fonds propres satisfaisant pour la croissance de leur activité. Un quart des TPE et un tiers des PME envisagent même de s’endetter davantage pour financer leurs projets de développement.

Cette crispation ambiante influe directement sur la gestion quotidienne des entreprises. Les dirigeants reconnaissent négocier davantage d’avances sur paiement avec leurs clients et de crédits auprès de leurs fournisseurs. Dans l’impasse, certains se résignent aussi à faire appel au médiateur du crédit.

Une situation qui ne devrait pas s’améliorer. Les chefs d’entreprise sondés anticipent en effet un durcissement de leurs conditions d’accès au financement dans les mois à venir. En cause notamment, de nouvelles réglementations bancaires plus restrictives en matière de crédit, découlant des accords de Bâle III, qui devront être mises en œuvre d’ici à janvier 2013.