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Loi Lagarde : les cartes de fidélité en ligne de mire

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La loi Lagarde, en vigueur depuis le 1er mai, souhaite limiter les excès du crédit renouvelable et empêcher les utilisateurs de cartes de fidélité d'entrer en crédit malgré eux.

En France, un ménage sur trois est concerné par le crédit permanent dit "crédit revolving". Plus de deux ans après les annonces du gouvernement, la loi Lagarde, entrée en application le 1er mai, vise à encadrer le crédit à la consommation, et limiter les dossiers de surendettement. "Ce que j'espère, c'est qu'on va avoir une réorientation vers davantage de crédit classique et moins de crédit renouvelable", a déclaré Christine Lagarde, la ministre de l'Économie, à l'origine du projet de loi. 

Parmi les mesures phares figure la possibilité, pour les détenteurs de cartes de fidélité, d'opter pour une fonction au paiement comptant. Le résultat ? Un consommateur passif, qui ne demande pas expressément à utiliser la fonction crédit, ne pourra plus entrer en crédit malgré lui. "C’est l’inverse de la situation qui prévalait avant la réforme où le crédit pouvait être activité automatiquement sans l’accord du consommateur, par exemple si le consommateur ne répondait pas à un courrier lui demandant de régler ses achats par chèque, virement ou carte bancaire. Les consommateurs ne pourront donc plus entrer en crédit malgré eux", précise le communiqué de presse du ministère de l'Économie.

Deuxième mesure : la volonté d’offrir à l'emprunteur la liberté de choix pour tous les crédits à la consommation supérieurs à 1 000 euros. Désormais, les banques et les magasins doivent proposer le crédit revolving et une option de crédit classique.