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Deux jeunes sur cinq veulent créer leur boîte

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Que pensent les jeunes de l'entrepreneuriat ? Réponse avec la deuxième édition du baromètre* MoovJee (mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs) rendu public mi-avril.

Pour les lycéens de la filière professionnelle et les étudiants, un entrepreneur est avant tout un gestionnaire. Voici le premier enseignement de la deuxième édition du baromètre* MoovJee (mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs)/Opinion Way sur la perception par les jeunes de l'entrepreneuriat rendu public mi-avril. Lorsqu’on leur demande ce que signifie, selon eux, être entrepreneur, seul le fait d’avoir de grandes responsabilités recueille l’assentiment de la majorité (53 %) et ce malgré une baisse de 5 points par rapport à novembre 2009. De même le fait de diriger une équipe (40 %, - 5 points) qui se retrouve ainsi à la quatrième position alors qu’il en occupait la deuxième en novembre 2009. À l’inverse, la prise de risques (43 %) et le fait de travailler beaucoup (43 %), associés plutôt aux difficultés du métier de l’entrepreneur recueillent chacune 4 points de plus.

La création de son entreprise est souhaitée mais reste perçue comme un moment difficile

La quasi-totalité (96 %) des lycéens professionnels et des étudiants estiment qu’il est difficile de créer sa propre entreprise en étant étudiant ou à la fin de ses études, 46 % considérant même que cela est très difficile. Ces résultats restent stables depuis novembre 2009. Cependant, en dépit de ce constat pessimiste, 43 % d’entre eux envisagent un jour de créer ou de reprendre une entreprise (- 2 points), contre 34 % (+ 1 point) qui n’ont pas une telle intention. Quant au moment de cette création ou reprise envisagée, parmi ceux qui envisagent de créer ou reprendre une entreprise, 46 % (+ 2 points) souhaitent le faire entre 3 à 5 ans après la fin de leurs études et 43 % attendraient plus de 5 ans (43 %).

Les atouts et les limites des jeunes

Parmi les atouts dont les lycéens et étudiants annoncent disposer et pouvant s’avérer utiles à la création d’une entreprise, seule la capacité de travail recueille aujourd’hui l’assentiment de la majorité (59 %, + 4 points). L’enthousiasme garde la
deuxième place mais il enregistre une baisse significative de 7 points. L’autonomie complète le top 3 avec 37 % de citations (- 1 point). À l’inverse, concernant les atouts d’un entrepreneur dont les jeunes disent ne pas disposer, les moyens financiers (73 %, - 4 points) arrivent largement en tête, suivis de l’expérience (57 %, + 1 point). Obtenir la confiance du marché reste un atout important pour 46 % (- 2 points).

Nous retrouvons donc logiquement ces éléments dans les freins à la création d’une entreprise : au moins 8 lycéens professionnels et étudiants sur 10 déclarent comme important le manque de liquidités de départ (89 %, +2 points), le manque de confiance dans le marché (83 %, + 4 points) ainsi que leur méconnaissance de la création d’entreprise (80 %, + 1 point) qui semble indiquer un manque d’information. Ajoutons que le manque de liquidités est considéré par 49% comme un obstacle « très important ».

Du côté des motivations à la création d’entreprise, celles qui recueillent le plus d’assentiments ont pour point commun le souhait d’indépendance, de liberté et l’envie d’accomplissement personnel : plus de 8 lycéens professionnels et étudiants sur 10 considèrent comme important la liberté des décisions (86 %), la croyance en son idée (83 %), le désir de montrer son potentiel (82 %) et l’envie de faire ses propres expériences (81 %).

Le soutien familial et celui des banques sont largement attendus pour la création de son entreprise

Trois types de soutiens semblent être les plus attendus par la majorité des jeunes au moment de création de leur entreprise. En premier lieu et comme en novembre 2009, le soutien familial (74 %), puis le soutien d’organismes et d’associations dédiées (64%, + 4 points) et celui d’autres entrepreneurs en troisième place (52 %, - 1 point). À ces types de soutiens s’ajoute le soutien financier, jugé comme prioritaire pour une création d’entreprise par 7 lycéens et étudiants sur 10 : concrètement, le soutien des banques est considéré comme prioritaire par 76 % (- 1 point) et celui d’organismes de financement par 70 % (+ 2 points).

Le niveau d’information sur l’entrepreneuriat : primauté aux établissements de formation

Un quart des étudiants et lycéens interrogés ont déjà été informés sur les dispositifs d’aide à la création d’entreprise, taux qui reste stable depuis novembre 2009 (- 1 point). Parmi les jeunes informés, la majorité (61 %) l’a été par l’intermédiaire de l’établissement de formation, un chiffre en hausse de 10 points par rapport au mois de novembre 2009. Viennent ensuite la CCI ou la chambre des métiers de la région (25 %, - 5 points), l’APCE (15 %, - 3 points) et les médias (14 %, - 1 point).
Seuls 23 % des lycéens professionnels et étudiants ont recherché activement l’information sur les dispositifs d’aide à la création d’entreprise. En ce qui concerne les organismes et organisations de promotion, de soutien et d’accompagnement, seules les Chambres de métiers (88 %) et les Chambres de commerce et d’industrie (84 %) sont connus par plus de 8 lycéens professionnels et étudiants sur 10. Parmi eux, respectivement 37 % et 36 % savent quels sont leurs domaines d’intervention. Quant à MoovJee, 16 % en ont déjà entendu parler, tandis (4 % savent quels sont ses domaines d’intervention et 12 % en ont entendu parler sans connaître ses domaines d’action).

 

 *Étude réalisée auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 lycéens de la filière professionnelle et étudiants, constitué selon la méthode des quotas au regard des critères de sexe et de type d’établissement, après stratification par académie. Mode d’interrogation : Interrogation en ligne sur système Cawi (Computer Assisted Web Interview). Dates de terrain : les interviews ont été réalisées du 8 au 13 mars 2011.