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Emploi : les entreprises du BTP plus exigeantes

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Une étude du cabinet Hays et du site Cadremploi dévoile les grandes tendances en matière d'emplois et de salaires dans le BTP. Détails.

Lentement mais sûrement. Si le secteur du bâtiment part sur des bases plus sereines en 2011, les entreprises semblent avoir tiré des leçons de la crise, notamment en matière de recrutement et de rémunération de leurs salariés. C'est ce que révèle l'étude du cabinet Hays et du site Cadremploi, publiée à la mi-mars.

"Les entreprises de ce secteur, qui n’avaient plus de visibilité pendant la crise, ont maintenant des carnets de commandes bien remplis, ce qui leur permet d’avoir une visibilité claire et précise sur un an, voire un an et demi", souligne l'étude. Si la période 2008-2009 avait stoppé les recrutements, la reprise relance donc la création de postes. Mais les pratiques évoluent. "Globalement, le niveau d’exigence des entreprises a considérablement augmenté et une nouvelle problématique leur est apparue : désormais, les compétences du candidat ne seront plus les seuls critères de décision. Celui-ci doit être également en phase avec l’environnement, les valeurs et la culture de l’entreprise", précise l'étude. Le postulant devra également faire preuve d'ambition et se montrer flexible au fonctionnement de la structure.

Évolution des politiques de rémunération

Payer à sa juste valeur est dorénavant le credo des recruteurs. Désormais, la rémunération est définie en fonction des responsabilités du collaborateur et de son niveau d’expérience.  "La crise a eu l’avantage de mettre en lumière certains abus. Des candidats étaient par exemple placés à des postes nécessitant plus d’expérience qu’ils n’en possédaient. Nous assistions donc à un dérèglement du marché", explique l'étude. Les entreprises sont devenues plus raisonnables dans le choix de leurs candidats et la relance de l’activité a permis la réouverture de postes auparavant fermés. Selon l'analyse du cabinet Hays, "cette situation devrait perdurer pendant les deux prochaines années".