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L'enseignement professionnel pas assez adapté aux besoins des entreprises, selon les patrons de PME

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Si les dirigeants de PME manifestent un intérêt croissant pour l'apprentissage, ils souhaiteraient être plus consultés dans la définition des programmes et des formations suivies, d'après une étude Agefa PME / Ifop.

Un patron de PME sur deux estime que l'enseignement professionnel n'est pas assez adapté aux besoins de leur entreprise. Tel est le résultat principal d'un sondage Agefa PME / Ifop réalisé suites aux conclusions des Assises de l'entrepreneuriat.

Si 71 % des dirigeants estiment que l'apprentissage est une solution pertinente soit 14 points de plus depuis 8 ans (une tendance d'ailleurs observable dans tous les secteurs d'activité, celui de la construction en tête), 92 % estiment qu'ils devraient être plus consultés dans la définition des programmes et des formations suivies au sein de l'enseignement professionnel.

Pérennisation des incitations financières

Les mesures attendues : " une meilleure adaptation de la formation des apprentis aux besoins des entreprises " (82%) et une pérennisation des incitations financières et fiscales (80 %). Ainsi qu'une " simplification des démarches administratives " (62 %), une meilleure information sur les dispositifs (60 %) et un meilleur accompagnement de l'apprenti (tuteur par exemple) (54 %).

Point positif : 64 % des patrons de PME estiment que l'apprentissage reste tout de même un outil au service de leur compétitivité. Mieux encore, les apprentis sont jugés plus rapidement opérationnels (90 %) que les jeunes ayant suivi une formation générale. C'est d'ailleurs pourquoi en 2013, 54 % des PME ont ou vont encore recourir à des jeunes en contrat d'apprentissage. Parmi les TPE, 58 % ont accueilli plusieurs fois un apprenti contre 41 % en 2011.

Rapprocher l'école de l'entreprise

Si l'idée de rapprocher l'école de l'entreprise progresse parmi les chefs d'entreprise, les enseignants interrogés partagent également le même point de vue. En effet, les uns comme les autres sont favorables (à plus de 90 %) à ce que l'on parle davantage de l'entreprise aux élèves de collège et lycée. Ils soutiennent les dernières mesures annoncées lors des Assises de l'entrepreneuriat comme la création de mini entreprises dans les écoles ou la création d'un " Erasmus de l'apprentissage ".

Selon 90 % des chefs d'entreprise, de telles initiatives " seraient un plus pour l'avenir professionnel des jeunes " et ce, en ayant " un réel impact sur leur compréhension des problématiques des entreprises ".