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La Maison du Whisky teste le "job dating"

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À l'occasion du Salon Planète PME, qui se tenait le 28 juin, Pôle Emploi a organisé un "job dating". Soit 400 candidats venus rencontrer des entreprises dans tous les secteurs, y compris le commerce de proximité. La Maison du Whisky a testé ce mode de recrutement pour la première fois.

À l'occasion du Salon Planète PME, Pôle Emploi a organisé un 'job dating'.

À l'occasion du Salon Planète PME, Pôle Emploi a organisé un "job dating".

Un jeune homme en tenue complète de supporter du PSG, un autre en sandalettes et short de plage. Ce sont les quelques “couacs” du job dating organisé le 28 juin par Pôle Emploi, à l’occasion du Salon planète PME. À part ça, malgré une chaleur étouffante, costumes et cravates sont de rigueur pour les 400 candidats attendus à l’occasion de cette rencontre. 

Tous ont été présélectionnés et coaché pour cet exercice par Pôle Emploi, au cours des ateliers "5 minutes pour convaincre". Avec un objectif évident : décrocher l’un des 100 jobs à pouvoir au sein des 42 entreprises présentes.

Les candidats attendent leur tour pour participer au job dating

Si ces rencontres sont devenues incontournables pour les grosses entreprises, pour les plus petites, en revanche, cela n’est pas encore forcément inscrit dans les mœurs. À l’image de La Maison du Whisky*, enseigne spécialisée dans la vente de spiritueux.

Lydie Bossard est responsable des ressources humaines au sein de ce commerce. C’est la première fois que l'entreprise participe à cet exercice. Pour recruter, elle passe en général soit par le réseau interne (la famille, les amis des collaborateurs…), soit par des sites spécialisés comme vitijob.com (site de recrutement de la filière viticole) ou encore par Viadeo. Elle est venue sur le job dating pour trouver trois types de profils : des vendeurs, des préparateurs de commandes et des magasiniers-caristes.

9 heures, début des opérations. Lydie Bossard doit rencontrer pendant toute la matinée des candidats, à raison d’un toutes les 15 minutes, une horloge étant posée sur chaque table pour "timer" les échanges.

Lydie Bossard, DRH de La Maison du Whisky, fait passer un entretien à une candidate.

15 minutes par candidat. Autant dire que les questions sont très ciblées : « Pourriez-vous me donner la différence entre un bourbon et un whisky écossais ? ». Lydie Bossard recherche le passionné, la personne qui pourra ensuite conseiller une clientèle plutôt connaisseuse, le créneau visé par La Maison du Whisky étant le luxe allié à la proximité.

22 entretiens, six profils retenus

Au final, sur 22 personnes rencontrées, La Maison du Whisky a conservé six profils. La société les reverra ensuite pour un entretien plus poussé. Pour Lydie Bossard, cette expérience lui a semblé surtout efficace sur des profils de type préparateur de commandes ou magasinier-cariste. Mais pas forcément pour trouver des vendeurs spécialisés.

Ce qu'elle retiendra avant tout, c'est l'opportunité de rencontrer de nombreux candidats en peu de temps. « Nous avons cherché à utiliser un autre moyen de recrutement car, concrètement, nous préférons optimiser notre temps en y consacrant une demi-journée pour plusieurs recrutements plutôt que d’étaler ce recrutement sur une semaine », ajoute-t-elle. La jeune femme souligne également la présélection effectuée par Pôle Emploi dans la majorité des cas.

La Maison du Whisky retentera donc l’expérience, mais cette fois-ci en se concentrant sur des postes ne demandant pas de connaissance particulière dans leur domaine d’expertise.

À noter que Pôle Emploi organise des job dating toute l’année, soit généralistes, soit thématiques. « Ce service est gratuit et peut s’avérer très intéressant pour les TPE qui n’ont en général pas de personne dédiée aux ressources humaines », défend Rosen Nicolas-Berthon, directrice du Pôle Emploi de Nanterre.

L’année dernière, neuf entreprises sur dix ont finalement réussi à recruter un ou plusieurs candidats à l’issue du job dating.

*La Maison du Whisky possède deux boutiques sur Paris, ainsi que deux autres à Saint-Denis de La Réunion et à Singapour (avec une gestion autonome pour cette boutique). L’enseigne se développe aussi sur Internet et à l’export. Chiffre d’affaires 2011 : 31,5 millions d’euros pour une cinquantaine de salariés.