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Le montant de la prime dividende devrait représenter 300 euros en moyenne

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Un quart des entreprises concernées par la "prime de partage des profits" devraient verser moins de 150 euros à leurs collaborateurs à ce titre, selon une enquête du cabinet Deloitte réalisée en septembre 2011.

Une enquête réalisée par le cabinet Deloitte montre que les montants attendus pour la prime pour l’emploi sont, pour près de moitié inférieurs au montant anticipé par le gouvernement pour la prime de partage des profits. Pour rappel, la loi du 28 juillet 2011 institue le versement obligatoire d’une prime “dividendes” (appelée également “prime de partage de la valeur ajoutée” ou “prime de partage des profits”).

Parmi la quarantaine d’entreprises ayant participé à l’enquête, les principaux enseignements sont les suivants :

Montants versés
• Le niveau médian par salarié devrait se situer à 300 euros environ, les plus généreuses allant jusqu’à 600 euros, mais pas au-delà.
• Les moins généreuses (un quart environ) verseront moins de 150 euros.
• La plus grande proportion d’entreprise (40 % de l’échantillon) se situera entre 150 et 300 euros.

Ces montants sont nettement en retrait par rapport à ce qui avait été envisagé initialement par le gouvernement (qui anticipait des montants médians plus proches de 700 € par salarié) et les premières estimations faites par les entreprises entre fin août et début septembre, qui se situaient davantage autour de 600 €.

Type de versement
Cette prime sera, pour la majorité des entreprises, versée sous forme de primes sur salaire, quelques-unes envisageant tout de même de la distribuer sous forme d’intéressement (15 %) ou équivalent.

Impact sur les futures négociations salariales
Alors que l’impact sur les budgets d’augmentation salariale est considéré comme relativement faible pour la plupart (plus de 60 %) des entreprises concernées, plus d’un tiers (35 %) d’entre elles envisagent tout de même de réduire l’enveloppe d’augmentation des salaires d’un montant correspondant à la moitié environ du coût de cette prime mais peu (moins de 10 %) d’un montant équivalent à cette prime.

Impact sur la politique de dividendes futurs
Pour les trois quart des entreprises interrogées, le versement de cette prime aura peu ou pas d’impact sur les prochaines décisions d’attribution de dividendes.

Philippe Burger, associé en charge du département rémunération & avantages sociaux au sein du cabinet Deloitte, note d’ailleurs, suite à cette enquête et à l’analyse des directions des ressources humaines, qu’« environ 1/4 des entreprises interrogées considèrent que la mise en place de cette prime de partage des profits est susceptible d’accroître les différences entre les petites et grandes entreprises et 2/3 d’entre elles considèrent que la mise en place de cette prime complexifie davantage encore la réglementation sociale ».