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Prime de 1 000 euros pour les salariés : un patronat hostile et des syndicats partagés

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Le Medef et la CGPME sont contre la proposition du gouvernement de lier le versement de dividendes à une prime exceptionnelle pour les salariés. Les syndicats voudraient une revalorisation salariale.

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Le projet du gouvernement de pousser les entreprises à verser au moins 1 000 euros de prime aux salariés dès lors qu'elles payent des dividendes à leurs actionnaires (voir notre brève) est rejeté en bloc par les organisations patronales. Dès le lendement de l'annonce, le 14 avril, Laurence Parisot, la présidente du Medef, a ainsi déclaré sur Canal + : « Je ne sais que dire tellement ces propos sont incompréhensibles ». Pour elle, ce serait « très dangereux pour l'emploi » et « anti-PME et anti-TPE ». De son côté, le président de la CGPME, Jean-François Roubaud, interviewé dans le Parisien, estime qu' « une prime obligatoire, cela voudrait dire qu'une fois de plus l'État s'immiscerait dans nos entreprises ». Il précice également que « dans les PME, on distribue peu de dividendes mais on a déjà pour habitude de distribuer des primes de résultat quand on le peut ».

Les syndicats sont contre

La CFDT et la CFTC considèrent que ce projet met notamment de côté une grande majorité des salariés des TPE et PME et « est inadapté aux besoins des Français en matière de pouvoir d'achat ». La CGT et FO préfèreraient une revalorisation des salaires au travers d'accords de branches.

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