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Travail par grand froid : comment préserver vos salariés ?

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Il n'est pas passé inaperçu. Le grand froid est arrivé sur l'Hexagone. Lorsque les températures sont inférieures à 5°C, la vigilance s'impose. Il semble donc nécessaire d'organiser le travail de vos salariés et de leur fournir des équipements de travail adaptés.

Les températures de ces derniers jours donnent froid dans le dos. Dans ces conditions, la vigilance s'impose, car le froid peut avoir des répercussions sur le travail et l'efficacité de vos salariés. D'après l'Institut National de recherche et de sécurité pour la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles (INRS), "les températures inférieures à 5°C présentent un risque immédiat pour les travailleurs exposés". Fatigue accrue, perte de dextérité, chutes… Le froid peut provoquer directement ou indirectement des accidents, jusqu'à occasionner des engourdissements des parties exposées ou des gelures. C'est notamment le cas des collaborateurs qui évoluent en extérieur, comme les artisans du bâtiment.

Limiter le temps de travail dans le froid

Pour éviter ces déconvenues, la loi (article L.4121-2 et R.4225-1 du Code du travail) vous oblige à prendre certaines mesures. Vous devez ainsi fournir des équipements de protection individuelle à vos employés, comme des gants, des bonnets, des imperméables doublés ou des chaussures antidérapantes. Autres exemples : mettre à disposition un local chauffé, empêcher la formation de givre au sol ou encore mettre en place des aides à la manutention manuelle permettant de réduire la charge physique de travail.

En cas de froid intense, vous pouvez également envisager un réaménagement des horaires et demander à vos salariés de reporter certaines tâches à l'après-midi si les températures sont plus clémentes. Si le froid a un impact direct sur l'organisation de votre entreprise et empêche vos collaborateurs de réaliser certaines de leurs missions (comme le fait de couler du béton), vous pouvez décider d'arrêter le chantier. Vos salariés vont alors bénéficier du chômage intempéries et recevoir une indemnité qui correspond à 75 % de leur salaire brut. N'oubliez pas, enfin, d'adresser à la Caisse les déclarations d'arrêt et les demandes de remboursement intempéries.