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Vie professionnelle-vie familiale : des attentes toujours fortes de la part des salariés parents

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La moitié des salariés parents considère toujours que la prise en compte de leur statut familial n'est pas une priorité pour leur entreprise.

Un an après la première vague du baromètre sur la conciliation entre la vie professionnelle et familiale initié par l’Observatoire de la parentalité en entreprise, on observe des améliorations. La deuxième édition* publiée la semaine dernière montre en effet que certaines propositions ont fait du chemin et se développent dans un nombre croissant d’entreprises. Mais ces avancées sont néanmoins modérées, et près de la moitié des salariés-parents considère toujours que la prise en compte de leur statut familial n’est pas une priorité pour leur entreprise.

Des mesures qui se développent

Les objectifs de conciliation entre vie familiale et vie professionnelle sont mieux pris en compte par les employeurs, même s’il reste des marges significatives de progression. Ainsi, certains dispositifs sont de plus en plus présents dans les entreprises :

  • Les primes à la naissance d'un enfant ou pour d'autres événements familiaux se généralisent, avec 39% des salariés-parents qui déclarent y avoir droit au sein de leur entreprise (+4 points depuis janvier 2009).
  • 36% des salariés-parents (+5) disent pouvoir bénéficier d’un "travail à temps partie facilité, sans impact négatif sur l'évolution professionnelle".
  • 34% (+7) mentionnent que leur employeur applique "un aménagement des congés parentaux et de paternité, sans impact négatif sur l'évolution professionnelle".
  • 27% (+5) ont droit à des congés familiaux rémunérés.
  • 23% (+6) déclarent bénéficier d’un dispositif de participation aux frais de garde ponctuelle ou permanente.

Enfin, le travail à domicile et le télétravail progressent mais encore trop timidement (13%, +3 points) puis que les attentes en ce sens font aujourd’hui partie des premières priorités des salariés-parents (entrée au top 5 des mesures les plus attendues).

On peut toutefois souligner que derrière ces améliorations notables, certaines mesures fortement attendues par les salariés sont toujours extrêmement minoritaires dans les entreprises, qu’il s’agisse de mutuelles avantageuses pour les familles (41%,-1), d’aides au financement de la scolarité ou des études (19%) ou simplement de règles de la vie quotidienne telles que le fait d’"éviter les réunions tôt le matin ou tard le soir" (30%).

 Un sentiment d’écoute toujours faible

En dépit de ces avancées consenties par les employeurs, les salariés-parents interrogés jugent toujours insuffisante l’implication des entreprises sur les objectifs de conciliation entre vie familiale et vie profesionnelle :

  • Ainsi, 47% des personnes interviewées (proportion stable depuis janvier 2009) s’estiment peu ou pas écoutées au sein de leur entreprise en tant que salariés-parents.
  • Mais surtout, 72% pensent que l’entreprise pour laquelle ils travaillent "ne fait pas beaucoup de choses" pour les aider dans la conciliation de leur vie professionnelle et leur vie familiale (proportion stable depuis janvier 2009).

*Etude de l’Observatoire de la parentalité en entreprise, en partenariat avec l’Union nationale des associations familiales (Unaf), mise en oeuvre par l’Institut Viavoice. Enquête effectuée en ligne du 10 au 17 février 2010, auprès d’un échantillon de 1002 salariés ayant des enfants de moins de 25 ans au foyer.