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François Hollande souhaite inscrire le dialogue social dans la Constitution

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François Hollande a ouvert le 9 juillet la grande conférence sociale. L'occasion pour le président d'établir une feuille de route de son quinquennat et de réaffirmer la place du dialogue social dans l'entreprise. Il souhaite inscrire dans la Constitution le rôle des partenaires sociaux.

François Hollande souhaite inscrire le dialogue social dans la Constitution

Il n’y aura pas de loi votée par le Parlement sans phase de discussion et de dialogue. En donnant le coup d’envoi de la grande conférence sociale qui se tient les 9 et 10 juillet au palais d'Iéna, François Hollande a pris soin de réaffirmer l’une de ses priorités : ériger le compromis et la concertation en méthode du dialogue social. « Je confirme ici que je souhaite, si le Parlement y consent et si les partenaires sociaux y adhèrent, inscrire dans notre Constitution le rôle du dialogue social et la place des grandes organisations représentatives », a insisté le chef de l’État. Un discours qui tranche radicalement avec les principes de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy.

Souhaitant que cette toute première conférence engage « une dynamique durable », le chef de l'État a d'ores et déjà donné rendez-vous dans un an « pour un premier bilan ». Il a par ailleurs expliqué qu'il y aurait dans l'intervalle « d'autres rendez-vous avec le Premier ministre et avec le gouvernement ».

Les partenaires sociaux appelés à se prendre en main

Si la méthode du dialogue social semble faire l’unanimité auprès des syndicats, d’autres mesures économiques font débat. Tandis que Laurence Parisot, la présidente du Medef, plaide pour une réduction des charges pesant sur les entreprises, Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT, désire une remise à plat de toutes les aides dont elles bénéficient.

Syndicats, patronat et ministres vont en débattre au cours de sept tables rondes prévues les 9 et 10 juillet, axées sur l'emploi, le service public, les retraites, le redressement économique, l'égalité hommes-femmes, les salaires et la formation. Si l’ambition de trouver des compromis et de signer des accords ambitieux pour accroître la compétitivité des entreprises domine, la réalité risque de se révéler un peu plus complexe. Le consensus ne semble pas si évident.