Les chefs d'entreprise satisfaits de la génération Y !

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Pourquoi tant de haine ? Au vu de toutes les études sur la génération Y, on en arrive à croire que c'est l'ennemi public n°1, que ces jeunes sont incontrôlables et inadaptés à l'entreprise. Or, les chefs d'entreprise sont, dans l'ensemble, satisfaits de leurs jeunes recrues selon une étude de l'APM.

La génération Y (les moins de 30 ans) est visiblement une sorte d'extraterrestre dans le paysage économique. Pour preuve, le nombre d'études qui fleurissent sur le sujet et qui tentent de mettre ces “énergumènes” dans des cases, pour mieux les manager et les intégrer dans l'entreprise. Comme si c'était le problème n°1 des entreprises… Pourtant…

La dernière étude en date, publiée en janvier 2012 par la très sérieuse Association Progrès du management (APM), qui rassemble un réseau de 5 600 chefs d’entreprise et 350 experts, se penche sur le regard que portent les chefs d’entreprise sur la génération Y.

Contrairement aux idées reçues, les chefs d’entreprise sont dans l’ensemble satisfaits de leurs jeunes recrues, notamment au regard de leur intégration à la vie de l’entreprise (89 % des sondés). Les plus enthousiastes sont les dirigeants de moins de 39 ans (94 % saluent leur intégration et 90 % leur motivation). Leur fidélité, leur adaptation aux codes de l’entreprise, leur dynamisme et leur motivation sont également salués par plus de quatre chefs d’entreprise sur cinq. Leur créativité, tout en étant le dernier critère salué, reste une source de satisfaction importante (72 %). Les adhérents APM remettent davantage en question leur fidélité (60 % versus 85 % des sondés).

« Depuis 30 ans, toutes les études sociologiques montrent que même si les jeunes présentent tous des spécificités, il n’y a pas de différence notable entre générations de jeunes depuis bien longtemps. Néanmoins, force est de constater que l’intégration actuelle des jeunes dans l’économie pose des problèmes nouveaux dont on leur attribue trop facilement la responsabilité : esprit mercenaire, perte de la valeur travail… », commente Christian Saint-Etienne, économiste et expert APM.

Les chefs d’entreprise sont plus partagés sur l’adaptabilité de la génération Y aux règles traditionnelles de l’entreprise : plus d’un quart des dirigeants juge ces règles inadaptées aux nouvelles générations et 12 % “pas adaptées du tout”.
« Je ne pense pas que ce soit la jeune génération qui pose problème, mais bien notre système macroéconomique qui est incapable de les intégrer et ce, spécifiquement en France. En effet, les jeunes Français vont fréquemment de petits boulots en petits boulots et ne parviennent pas à se stabiliser avant 35 ans. Les Allemands, par exemple, ne rencontrent pas ces mêmes difficultés, grâce notamment à la généralisation de l’apprentissage. Donc, plutôt que de regarder la question sous l’angle de la génération, il me semble qu’il serait plus intéressant de la regarder sous l’angle du système économique et se recentrer ainsi sur les bonnes questions à se poser, pour éviter tout jugement hâtif », juge Christian Saint-Etienne (APM).

« Face aux bouleversements économiques, aux évolutions sociétales et à la mutation des techniques d’entreprise, les dirigeants d’aujourd’hui sont amenés à repenser et à réinventer leur management au quotidien. Rapport à l’échec, à l’apprentissage, nécessité de créativité et d’innovation, nouveaux impératifs de transversalité et d’interactivité : à l’ère du manager nouveau, de nombreuses certitudes sont à balayer pour faire avancer nos entreprises », prône Xavier Ouvrard, président de l’APM.

Et vous, cher lecteur, qu'en pensez-vous ? Les jeunes de moins de 30 ans, alias la génération, sont-ils difficiles à manager ? Répondez à notre sondage.

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