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Les salariés veulent être davantage écoutés

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Les collaborateurs déplorent un manque de communication au sein de leur entreprise, selon le dernier Observatoire du travail BPI/BVA/L'Express dont les résultats ont été publiés le 29 mars.

Les salariés estiment que les systèmes de communication mis en place dans leur entreprise sont inadaptés. Voilà l'un des enseignements de la 18e édition de l'Observatoire du travail BPI/BVA/L'Express* dont les résultats ont été publiés le 29 mars.

Ils considèrent que la liberté d’exprimer son opinion ne semble plus garantie :

- 38 % ont une image négative de leur entreprise quant à la possibilité d’y exprimer son opinion ;
- 52 % pensent que lorsqu’on dit ce qu’on pense, on risque d’être mal vu (59 % dans les entreprises de plus de 500 salariés) contre 47 % en 2004.

En dépit du foisonnement des nouveaux outils de communication interne, les salariés s’estiment majoritairement mal informés de la politique RH (à 55 %) et des orientations stratégiques (à 53 %) ; de même, ils ne s’estiment pas très bien informés de la vie de l’entreprise ou du service (à respectivement 43 et 44 %).

Des processus participatifs qui peinent à se concrétiser en actions

Le contraste perçu entre les initiatives formelles ou organisées des employeurs (communication interne, groupes de travail, projets d’amélioration,…) et la réalité du fonctionnement des organisations semblent plus importants que jamais.

• Les initiatives allant dans le sens d’un management participatif sont loin d’être marginales ;
- 34 % évoquent l’existence de groupes de travail permettant de s’exprimer sur le fonctionnement de l’entreprise ;
- 17 % disent que cela est envisagé ou en projet ;
Au total, c’est donc la moitié des salariés interrogés qui y font référence.

• Environ la moitié des salariés interrogés affirment également avoir pensé à mettre en place des idées ou projets dans leur entreprise, mais elles ne se concrétisent pas toujours ;
- 54 % sur l’amélioration de l’organisation du travail, dont 32 % mis en place ou en cours ;
- 53 % sur l’évolution du poste de travail, dont 31% mis en place ou en cours ;
- 46 % sur l’amélioration des conditions de travail, dont 26 % mis en place ou en cours.

• Quand ces projets sont abandonnés, c’est dans plus de 50 % des cas parce qu’on n’a pas osé en parler (autour de 15 %) ou parce que le projet a été refusé (autour de 40 %).

Certains signes indiquent une forme de sous-utilisation du capital social que représente l’envie – parfois frustrée – de beaucoup de salariés d’être davantage associés à la marche de l’entreprise. Il y a là un levier intéressant de mobilisation qu’un certain nombre d’entreprises semblent déjà investir.

*Sondage réalisé par Internet du 9 au 16 février 2011 après d’un échantillon de 1000 salariés représentatif de la population active, du secteur public et privé.