Mon compte Devenir membre Newsletters

Export : quelles sont les zones à potentiel pour 2013 ?

Publié le par

Alors que François Hollande rentre d'Inde, destination prisée par les entreprises françaises, l'atelier “Où exporter en 2013 ?”, proposé par Ubifrance et Oséo, a fait le point sur les pays porteurs en 2013.

Export : quelles sont les zones à potentiel pour 2013 ?

Où exporter en 2013 ? La question est vaste et la réponse est complexe. Tout va dépendre de vos moyens humains et financiers, mais aussi de vos produits.

Néanmoins, il est préférable, en ces temps tourmentés, de se tourner vers les pays encore en croissance. Histoire de sécuriser votre investissement. Lors de l'atelier "Où exporter en 2013 ?", qui s’est tenu le 14 février 2013 à Paris, Ubifrance a dressé un panorama des zones et pays où il fait bon exporter.

L'Australie, pépite de l'Océanie

La croissance 2013 de la zone Océanie devrait être de 4,8 %.

Destination-phare de l'Océanie, l’Australie fait rêver avec son triple A incontesté et son taux de chômage particulièrement bas (5,3 %). Le PIB par habitant y est aussi très élevé (68 000 dollars en 2012). L'Australie, c'est aussi 25 millions d’habitants pour un pays continent grand comme 14 fois la France et deux fois l'Europe. L'Australie, c'est aussi une économie en croissance depuis 22 ans. Et  "les droits de douanes y sont particulièrement bas (5 % en moyenne)", met en exergue Bruno Tessier, directeur du bureau Ubifrance Australie.

Ne pas sous-estimer l'Afrique

La croissance 2013 de la zone Afrique devrait être de 4,5 %.

"L'Afrique, c’est la zone où il faudra être demain, assure Ousmane Seck, responsable Afrique Subsaharienne à la CCIP. Investir et vendre en Afrique reste compliqué mais la croissance s’installe durablement de façon particulièrement inclusive. La classe moyenne se développe. Elle souhiate toujours plus de qualité." Signe de ces changements, les Chinois, bien implantés sur le continent, cherchent à monter en gamme via des partenariats avec les Français pour continuer à satisfaire le marché. "Et n’oubliez pas, la manne de clients potentiels s'envisage au niveau du continent", conclut l'expert.

Il n'y a pas que le Brésil en Amérique latine

La croissance 2013 de la zone Amérique Latine devrait atteindre 3,5 %.

Si c'est le Brésil qui fait rêver les entrepreneurs français, le pays n’est peut être plus forcément l’eldorado qu’il était il y a encore dix ans, même si les opportunités sont importantes notamment dans les secteurs liés aux NTIC (le Brésil est le deuxième utilisateur de Facebook après les États-Unis). Si la création d’entreprise reste compliquée, les Français ont toujours la cote. Éric Tainsh, directeur international Oséo met lui davantage en avant un pays en croissance (+ 4 %) comme la Colombie, "où les Français sont très bien accueillis et l'administratif plus simple qu'au Brésil".

La zone Maghreb-Moyen-Orient, dans la tourmente mais à potentiel

La croissance 2013 de la zone Maghreb – Moyen-Orient devrait être de 3,1%.

La Turquie tire particulièrement bien son épingle du jeu. Son PIB équivaut à 2,5 fois celui de tout le Maghreb. C'est le cinquième pays émergent au monde. Et les Turcs adorent les produits français.

Tout comme les Tunisiens. "L’image véhiculée par les médias est loin d’être exacte, précise Michèle Feki, directrice du bureau local. Le pays subit une crise politique importante, et les revendications sociales sont fortes après des décennies de régime dur, mais il existe de réelles opportunités pour les entreprises." La France est d’ailleurs le premier partenaire de la Tunisie. "Et, c’est dans les moments difficiles que venir montrer son attachement au pays en investissant peut être payant sur le long terme", complète Michèle Feki.

La Lybie, elle aussi, a mauvaise presse. Pourtant, après 42 ans de dictature, les Lybiens veulent rattraper leur retard et vivent tout à fond. Avec un PIB par habitant de 13 000 dollars, ils en ont les moyens. "Dans un pays où il n’y a ni cinéma, ni théâtre, la principale distraction et ouverture sur le monde reste le shopping, argumente le directeur local Ubifrance, Igor Chlapak. Depuis fin 2011, une nouvelle enseigne de franchise s’ouvre tous les deux mois à Tripoli et Benghazi." McDo, Pizza Hut et Monoprix sont sur le pont. Pourquoi pas vous ?

Il n'y a pas que la Chine en Asie !

La croissance 2013 de la zone Asie devrait être de 2,5 %.

S’il ne faut pas reléguer la Chine aux oubliettes, qui reste l'incontournable du secteur, d’autres pays peuvent s'avérer pertinents. L’Indonésie paraît particulièrement attractive pour les entreprises françaises. Selon une étude de Morgan Stanley citée par Ubifrance, l’archipel indonésien deviendra la sixième économie mondiale en 2030. Cependant, le taux de croissance du PIB de l’ordre de 7 % par an ne doit pas faire oublier que les infrastructures restent très limitées dans le pays. "Une opportunité pour les sociétés dédiées au transport et à la logistique", décèle Carole Cunisset, directeur du bureau Ubifrance Indonésie. Mais, il faut savoir être patient : "Les Indonésiens vont lentement mais sûrement !", précise l'experte.

L'année de la France au Vietnam, qui débutera en avril 2013, pourrait également être une belle occasion de vous implanter dans le pays. Marc Cagnard, directeur du bureau local rappelle que le Vietnam connaît une croissance moyenne de 7 % par an depuis 15 ans. Par ailleurs, 60 % de sa population a moins de 30 ans. "Elle est est friande de biens de consommation à l'occidentale. Le pays a également un important besoin en infrastructures, en transport et en énergie". Avis aux entreprises concernées.

Taïwan, très orientée sur les nouvelles technologies, s’ouvre à la consommation à l'occidentale. "55 % du vin distribué sur l’île est français", prend en exemple François Cotier, directeur du bureau. Par ailleurs, il s'agit du quatrième marché du luxe en Asie.

Encore plus connecté que son voisin : la Corée du Sud.  "L’accord de libre échange avec l’Union Européenne n’est pas suffisamment utilisé, regrette Dominique Boutter, directeur du bureau de Séoul. Pourtant, les Coréens recherchent les produits de luxe, ou de caractère, comme le sont les produits français". Ils sont également à l'affût de tout type de biens de consommation, d'équipements industriels, de matériels et matériaux de construction, de second œuvre ou de décoration.

L'Europe de l'Est, une terre encore à explorer

La croissance 2013 de la zone Centrale et Orientale de l'Europe devrait être de 2,5 %.

La Russie peut faire peur tant l’appareil administratif est lourd "mais le marché reste vierge concernant un grand nombre de business qui fonctionnent déjà en Europe de l’Ouest et aux États-Unis, explique Maelle Gavet, directrice générale de Ozon.ru ("l'Amazon russe"). Il reste donc des opportunités de développement considérables. Par ailleurs, alors que les Russes sont fans de made in France, les produits tricolores restent particulièrement chers." Peut être y a-t-il une place pour des biens de consommation moins luxueux ?

Le rêve américain, toujours d'actualité ?

La zone Amérique du Nord devrait mieux s'en sortir que la vieille Europe (+ 0,1%) avec une croissance attendue de l'ordre de  1,6 %.

Barack Obama a récemment rappelé l’importance d’ouvrir des négociations sur un possible accord de libre échange entre le pays de l’oncle Sam et l'Union Européenne. S’il reste encore des points d’achoppement, les opportunités qu’un tel texte pourrait engendrer ne doivent pas être négligées par les PME françaises. Il s’agirait alors d’une zone d’échange inégalée de 800 millions d’habitants et 480 milliards d’euros de marchandise. Alors vous laisserez-vous tenter par la conquête de l'ouest ?

Au-delà de ce panorama, la Direction générale du Trésor, a identifié, fin 2012, les couples produits/marchés où le potentiel d’exportations est sous-utilisé par les entreprises françaises. "Mieux se nourrir", "mieux se soigner", "mieux vivre en ville" et "mieux communiquer", tels sont les secteurs identifiés comme porteurs à l'international et pour chaque secteur, des pays cibles ont été également déterminés.